Le président de la Banque centrale américaine Jerome Powell a estimé mercredi que les États-Unis pourraient pâtir d'une sortie désordonnée du Royaume-Uni de l'Union européenne.

Mis à jour le 30 janv. 2019
AGENCE FRANCE-PRESSE

« S'il y avait un Brexit "dur", cela perturberait alors très certainement l'économie du continent et certainement celle du Royaume-Uni. Et nous en sentirions les effets », a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse, soulignant que la Fed « surveillait très étroitement depuis longtemps la situation liée au Brexit ».  

Un Brexit « dur » serait un retrait du Royaume-Uni de l'Union européenne avec un accord commercial a minima avec Bruxelles ou pas d'accord du tout.

M. Powell a indiqué que la surveillance se faisait par le truchement des institutions financières américaines qui ont une présence au Royaume-Uni ou au sein de l'Union européenne ou dans les deux.

Il a estimé que les États-Unis pourraient notamment ressentir en partie les effets des troubles financiers.

« Nous devons nous montrer humbles et reconnaître que c'est un événement inédit », a-t-il ajouté, soulignant qu'il était difficile d'en prédire les conséquences exactes.

« Nous regarderons avec une grande prudence » les développements de ce dossier épineux, a-t-il également commenté. « Nous espérons une solution rapide » à l'éventualité d'un Brexit dur, a-t-il dit.

L'hypothèse d'un Brexit « dur » est de plus en plus redoutée à deux mois de l'échéance alors que l'Union européenne a adressé un refus ferme aux velléités de la première ministre britannique Theresa May de rouvrir les négociations sur l'accord de sortie de l'UE.