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Zone euro: nouveau ralentissement de la croissance

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«Cette enquête ne fait que confirmer que l'économie de la zone euro est en difficulté, ce qui va intensifier la pression sur les gouvernements et sur la BCE», confirme Jennifer McKeown de Capital Economics.

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Agence France-Presse
Bruxelles

La croissance a ralenti en septembre dans la zone euro pour le deuxième mois consécutif, selon le cabinet Markit, ce qui traduit les difficultés économiques de la région et met de nouveau la pression sur la Banque centrale européenne pour qu'elle agisse.

«Cette enquête ne fait que confirmer que l'économie de la zone euro est en difficulté, ce qui va intensifier la pression sur les gouvernements et sur la BCE», confirme Jennifer McKeown de Capital Economics.

Le PMI composite de la zone euro s'est établi à 52,3 points contre 52,5 points en août, selon une première estimation publiée mardi par Markit. Il est désormais à son plus bas depuis décembre 2013.

Lorsque l'indice dépasse les 50 points, cela signifie que l'activité progresse, tandis qu'elle se replie s'il est inférieur à ce seuil.

«Les inquiétudes suscitées par la crise en Ukraine et les sanctions infligées à la Russie, associées aux craintes soulevées par les difficultés économiques générales de la zone de la monnaie unique semblent peser de plus en plus sur l'économie de la région», estime Chris Williamson, économiste chez Markit.

«Face à de tels vents contraires, qui exacerbent la faiblesse actuelle de la demande, on peut craindre que les efforts déployés par la Banque centrale européenne (BCE) pour stimuler l'économie ne se révèlent insuffisants», poursuit-il.

Les données publiées mardi devraient se traduire par «au mieux, une croissance de 0,3% au 3e trimestre» pour la zone euro après une stagnation de l'économie au deuxième trimestre.

Elles montrent «clairement que la région a besoin d'une politique macroéconomique plus expansionniste. Heureusement, la BCE est bien consciente de la nécessité de nouvelles mesures de relance», estime Martin Van Vliet, de la banque ING.

Pour l'analyste, l'institut monétaire va toutefois peut-être «avoir besoin d'étendre ses programmes d'achat aux obligations d'État», une hypothèse qui bute jusqu'ici sur les réticences de Berlin.

La plupart des voyants sont au rouge en septembre: dans le secteur des services, la croissance enregistre un plus bas de 3 mois, à 52,8 points, tandis que les nouveaux contrats affichent leur plus faible expansion depuis mars.

À 50,5 points, l'indice PMI pour le secteur manufacturier s'inscrit à son niveau le plus bas depuis juillet 2013. Facteur aggravant: le volume des nouvelles commandes diminue pour la première fois depuis juin 2013 tandis que les prix sortie d'usine affichent leur première baisse depuis avril.

Par pays, la situation de la France continue d'inquiéter avec la poursuite de la contraction de l'activité du secteur privé pour le cinquième mois consécutif.




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