La plupart des Bourses européennes sont reparties à la hausse lundi matin après avoir ouvert en léger recul, hésitantes après un sommet du G8 qui a affiché son soutien à la Grèce sans toutefois apporter de réponses concrètes à la crise de la dette.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Vers 08H00 GMT (10H00 à Paris), Paris prenait 1,03%  Francfort 0,66%, Londres 0,58%. Madrid accusait cependant un léger recul de 0,27% et Milan cédait 0,21%.

«Le sommet du G8 n'est pas parvenu à délivrer de messages rassurants quant aux solutions à prendre face à la crise qui s'abat sur l'Europe», commentaient  les analystes de Saxo Banque.

Les déclarations des dirigeants des huit pays les plus industrialisés, réunis vendredi et samedi à Camp David aux États-Unis, en faveur d'un maintien de la Grèce au sein de la zone euro ont toutefois permis à la monnaie unique de se reprendre lundi, après avoir atteint un plus bas vendredi. À 07H42 GMT (09H42 à Paris ou 03H42, heure de Montréal), l'euro valait 1,2782 dollar, contre 1,2773 dollar vendredi vers 21H00 GMT.

Les dirigeants des pays du G8 ont plaidé samedi pour une zone euro «forte et unie», avec la Grèce, et se sont engagés à «encourager la croissance», tout en prenant des mesures contre les déficits, lors d'un sommet dominé par la crise de la dette européenne.

Les électeurs grecs retournent aux urnes le 17 juin, aucun gouvernement de coalition n'ayant émergé après les législatives du 6 mai où les partis pro-austérité ont subi un revers.

Ils ne vont pas «uniquement» voter pour ou contre un parti aux élections du 17 juin, mais pour le maintien du pays dans la zone euro, a déclaré dimanche le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble.

Les investisseurs craignent une contagion de la situation grecque à d'autres pays fragiles de la zone euro, avec en ligne de mire l'Espagne, dont le secteur bancaire inquiète.

L'Espagne n'a besoin d'«aucun type d'aide extérieure» pour assainir son secteur bancaire, qui croule sous les actifs immobiliers risqués depuis l'éclatement de la bulle, a affirmé lundi son ministre de l'Économie, Luis de Guindos.

Le ministre espagnol a par ailleurs estimé lundi que le PIB du pays reculerait encore au deuxième trimestre, d'une ampleur «similaire» au premier, où il avait baissé de 0,3%, ce qui marquait alors le retour de l'Espagne en récession.

Sur le marché obligataire, les taux d'emprunt de la plupart des pays de la zone euro se tendaient à nouveau vers 9H35 (7H35 GMT), mais assez timidement, après avoir globalement reculé vendredi.

Dans le détail, le taux à 10 ans de l'Espagne montait à 6,300% (contre 6,245% vendredi à la clôture). Parmi les pays les plus solides, le rendement de l'Allemagne se tendait à 1,435% (contre 1,424%) et celui de la France à 2,856% (contre 2,844%).

En revanche, le rendement de l'Italie se distinguait et s'inscrivait en légère baisse à 5,767% (contre 5,795%).

Lundi, la France prévoit d'emprunter entre 7,2 et 8,4 milliards d'euros à court terme, lors d'une adjudication de bons du Trésor à taux fixe et intérêts précomptés (BTF).