La crise financière du bloc européen a monopolisé l'essentiel des discussions entre les dirigeants réunis pour le sommet du G8 à Camp David, dans le Maryland aux États-Unis, samedi.

Lee-Anne Goodman LA PRESSE CANADIENNE

Le président Barack Obama recevait pour l'occasion le premier ministre Stephen Harper ainsi que les chefs d'État et de gouvernement du Royaume-Uni, de la France, de l'Allemagne, du Japon et de la Russie.

Les leaders du G8 avaient revêtu des habits décontractés pour les séances de travail qui se sont déroulées autour d'une table circulaire semblable à celle d'un jeu de poker, favorisant ainsi une proximité pour encourager des discussions franches.

«Ce sont-là de véritables discussions», a affirmé un haut représentant du gouvernement canadien.

Le bourbier économique de la zone euro a été au coeur de ces échanges, et le Canada a fait valoir que les investissements ne sont pas l'unique façon de revamper une économie défaillante, a précisé le haut représentant. Le libre-échange, entre autres, peut créer de l'emploi et stimuler la croissance, a-t-il poursuivi.

Le président Obama a déclaré de son côté qu'il y avait un consensus sur la question de la zone euro.

«Nous sommes tous entièrement dédiés à la réussite d'un plan d'ensemble, qui comprendra une croissance, une stabilité et une consolidation financière», afin d'en arriver à la prospérité, a-t-il plaidé.

La veille, un dîner de deux heures avait donné le coup d'envoi du sommet. Les dirigeants ont discuté des situations en Iran, Syrie et Corée du Nord, de même que de l'importance d'inclure les femmes dans le processus politique.

Au terme des séances de travail, qui s'échelonneront jusqu'à tard dans l'après-midi samedi, certains leaders - dont le premier ministre Harper et le président Obama-, doivent se rendre à Chicago pour prendre part à un autre sommet international, celui de l'OTAN.

Autre thème majeur qui doit être abordé aux sommets du G8 et de l'OTAN: le conflit en Afghanistan.

La Maison-Blanche veut éviter de se retrouver seule à fournir les 4,1 milliards $ US que l'on estime nécessaires au maintien des forces de sécurité afghanes, qui assureront la stabilité au pays une fois les troupes internationales parties, à la fin de l'année 2014.

L'Australie, le Royaume-Uni et l'Allemagne ont déjà délié les cordons de leur bourse, mais les représentants canadiens n'ont pas indiqué si Ottawa prévoyait aussi contribuer à l'effort financier.