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Satisfaction générale des marchés après le sommet du G20

Barack Obama au G20.... (AFP/Saul Loeb)

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Barack Obama au G20.

AFP/Saul Loeb

Agence France-Presse
New York

Les engagements pris par les dirigeants du G20 jeudi à l'issue de leur sommet de Londres, tels que le triplement des ressources du FMI et la publication d'une liste des paradis fiscaux, ont déclenché un vent d'optimisme sur les places financières.

Les annonces du G20 représentent «le plus grand plan de relance coordonné jamais décidé», s'est félicité le directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn.

Elles ont provoqué un vent d'optimisme sur les places financières mondiales qui, déjà orientées à la hausse toute la journée, se sont envolées. La Bourse de Francfort a gagné 6,07%, Paris 5,37%, Londres 4,28% et New York 2,79%.

Sur les places asiatiques, Tokyo avait auparavant gagné 4,4% et Hong Kong s'était envolé de 7,41%.

Les investisseurs ont réagi positivement à la «bonne surprise» de voir les dirigeants du G20 «unis», a observé un analyste de Wall Street.

Mais la tourmente économique n'était pas passée pour autant et les investisseurs étaient poussés à la prudence à la veille de la publication des chiffres mensuels de l'emploi aux États-Unis, attendus catastrophiques.

Quelque mille milliards de dollars supplémentaires vont être octroyés au FMI et à la Banque mondiale (BM), a annoncé le Premier ministre britannique Gordon Brown à l'issue du sommet de Londres.

Une liste des paradis fiscaux a également été publiée dans la foulée par l'OCDE pour décourager l'évasion fiscale.

D'ici à fin 2010, le G20 aura injecté 5000 milliards de dollars dans l'économie, a souligne le Premier ministre britannique, saluant l'avènement d'un «nouvel ordre mondial». Il a précisé que les dirigeants du G20 avaient décidé de se réunir à nouveau d'ici la fin de l'année.

La Banque centrale européenne (BCE) a par ailleurs décidé d'abaisser son principal taux directeur d'un quart de point à 1,25%. Les économistes attendaient un geste plus accentué ramenant le taux à 1%.

Le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, a toutefois déclaré que ce taux pourrait encore être réduit et que la banque centrale allait décider de mesures non conventionnelles pour stimuler l'économie lors de sa prochaine réunion dans un mois.

Autre bonne nouvelle, le rebond des commandes industrielles en février aux États-Unis, après six mois de baisse.

L'association professionnelle chargée de la standardisation des normes comptables aux États-Unis, le FASB, a aussi assoupli les règles d'évaluation des actifs, qui ont conduit ces derniers mois les banques à effectuer d'importantes dépréciations.

Côté sociétés, le constructeur aéronautique et ferroviaire canadien Bombardier a annoncé 3000 suppressions d'emplois supplémentaires d'ici à fin 2009.

L'assureur britannique Aviva va supprimer 1100 postes au Royaume-Uni pour réaliser des économies.

Les prix du pétrole ont bondi de 9% jeudi à New York, le baril finissant à 52,64 dollars, les cours profitant du cocktail composé des annonces du G20, d'indices économiques encourageants, d'un bond des marchés d'actions et d'une baisse du dollar.

Le cours de l'or est en revanche passé sous la barre des 900 dollars l'once, à 893 dollars, après l'accord sur la vente de réserves d'or par le FMI pour aider les pays pauvres.

Côté changes, l'euro a affiché des gains solides face au dollar, après la baisse moins forte que prévu du taux de la BCE. Vers 20H30 GMT, l'euro grimpait à 1,3459 dollar contre 1,3234 dollar mardi soir. 




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