Les syndicats ont demandé vendredi au président Luiz Inacio Lula da Silva, un ancien dirigeant syndical, d'empêcher les quelque 4.000 licenciements annoncés par l'avionneur brésilien Embraer.

Mis à jour le 20 févr. 2009
AGENCE FRANCE-PRESSE

Vivaldo Araujo, dirigeant du syndicat des métallurgistes de San Jose dos Campos (siège d'Embraer), près de Sao Paulo, a déclaré à l'AFP que le syndicat sollicitait une audience dès vendredi avec Lula, un ancien ouvrier métallurgiste au pouvoir depuis 2003.  

«Le président a les moyens de faire annuler les licenciements», a-t-il dit.

 

Des syndicalistes ont assuré que Lula était «indigné» par la décision prise par Embraer sans avoir négocié au préalable avec les syndicats ou avec le gouvernement.

 

L'avionneur brésilien a annoncé jeudi qu'il allait licencier près de 20% de ses effectifs - soit 4.700 personnes selon le syndicat des métallurgistes - en raison de la baisse des commandes d'avions provoquée par la crise économique. 

 

D'autres syndicats ont annoncé qu'ils allaient entamer une action en justice mercredi, après les fêtes du carnaval, pour obtenir la réintégration des salariés licenciés.

 

L'avionneur brésilien est le troisième constructeur mondial d'appareils commerciaux derrière l'européen Airbus et l'américain Boeing, et le quatrième derrière le Canadien Bombardier en tenant compte de l'aviation de défense.