Le nouveau secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin a appelé mardi le FMI à être «honnête» sur les politiques de taux de change de ses États membres, alors que le président Donald Trump accuse la Chine de manipuler sa monnaie.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Pendant sa campagne, le président américain a plusieurs fois affirmé que Pékin sous-évaluait artificiellement le renminbi afin de doper ses exportations, une accusation qui n'a été jusque-là pas été corroborée par le Fonds monétaire international.

Officiellement investi le 13 février, M. Mnuchin a «souligné son attente que le FMI fournisse une analyse franche et honnête des politiques de taux de change des États membres», lors d'une conversation téléphonique avec la patronne du Fonds, Christine Lagarde.

Il s'agissait de la première prise de contact officielle entre la nouvelle administration américaine et le FMI, dont les États-Unis sont les premiers actionnaires.

Lors de cette conversation, le nouveau ministre des Finances américain a également dit attendre que le FMI fournisse de robustes conseils à ses États membres pour qu'ils s'attaquent aux «déséquilibres internationaux».

Selon le compte-rendu de la conversation publié par le Trésor, il a également fait part à Mme Lagarde de l'importance que l'administration Trump entend accorder à la croissance économique et aux emplois «aux États-Unis».

Depuis l'élection de M. Trump en novembre, le FMI s'est montré extrêmement prudent dans ses commentaires sur les États-Unis.

Mi-janvier, il avait relevé ses prévisions de croissance américaines en pariant sur un plan de relance budgétaire du président Trump, mais s'est gardé de tout commentaire sur les velléités protectionnistes de la nouvelle administration.