L'inflation mensuelle aux États-Unis a légèrement accéléré en septembre, comme s'y attendaient les analystes, tirée par les hausses des prix de l'essence et des loyers, selon les chiffres du ministère du Travail mardi.

Publié le 18 oct. 2016
AGENCE FRANCE-PRESSE

L'indice des prix à la consommation (CPI) a progressé de 0,3 % en données corrigées des variations saisonnières après avoir avancé de 0,2 % en août.

Sans les prix volatils de l'énergie et de l'alimentation, les prix à la consommation n'ont progressé que de 0,1 %, en dessous de la prévision des analystes qui était de 0,2 %.

Sur un an et en données brutes, l'inflation a grimpé à 1,5 %, son plus haut niveau depuis octobre 2014.

Sans les prix de l'énergie et de l'alimentation, l'inflation sous-jacente est revenue à 2,2 % sur douze mois, soit son niveau de juillet.

Sur le mois, les prix de l'essence ont grimpé de 5,8 %, comptant ainsi pour plus de la moitié dans la hausse de l'indice CPI, a précisé le ministère.

Les prix des loyers ont avancé de 0,4 %, leur progrès le plus fort depuis mai. Sur douze mois, ils ont progressé de 3,4 %.

Les prix alimentaires en revanche ont stagné pour le troisième mois d'affilée.

Sur un an, les prix de l'alimentation sont en retrait de 0,3 %, les prix des repas pris à la maison ayant chuté de 2,2 % tandis que ceux des repas pris à l'extérieur sont en hausse de 2,4 %.

La performance de l'indice CPI confirme l'opinion de la Réserve fédérale (Fed) sur le fait que l'inflation est sur la voie de sa cible de 2 %, un niveau que la banque centrale estime sain pour l'économie.

«Nous sommes très, très près des cibles» de l'inflation et du plein emploi visées par la Fed qui impliquent un prochain relèvement des taux d'intérêt, a averti lundi le numéro deux de la Réserve fédérale Stanley Fischer.

L'autre baromètre de l'inflation, l'indice PCE basé sur les dépenses de consommation que la Fed considère comme plus significatif, se situait à 1 % en août en glissement annuel et à 1,7 %, sans les prix alimentaires et énergétiques.

Autre donnée qui en revanche pourrait inviter le Comité monétaire (FOMC) à prolonger sa patience: l'évolution du salaire horaire réel est resté dans le rouge pour le deuxième mois consécutif. Le salaire horaire moyen a reculé de 0,1 % en septembre comme en août. Il s'élève en septembre à 10,70 dollars en dollars constants.