Le PDG du conglomérat industriel General Electric Jeff Immelt a défendu son groupe qui avait été critiqué pour avoir échappé à tout impôt fédéral l'année dernière, des allégations qui avaient déclenché des appels à sa démission.

Publié le 31 mars 2011
AGENCE FRANCE-PRESSE

«Comme tous les Américains, nous aimons garder notre taux d'imposition bas», a admis lors d'une conférence à Washington Jeff Immelt, attribuant la faiblesse du montant des taxes du groupe aux pertes de son bras financier, GE Capital.

General Electric [[|ticker sym='GE'|]]n'a pas payé d'impôt fédéral aux États-Unis en 2010, malgré des revenus de plus de 5 milliards de dollars réalisés sur le sol américain.

Cela a poussé des organisations de gauche comme MoveOn.org à réclamer le licenciement de M. Immelt du Conseil pour l'emploi et la compétitivité, à la tête duquel il avait nommé en janvier par le président américain Barack Obama.

Vendredi, une porte-parole de GE avait assuré que la quatrième plus grosse compagnie aux Etats-Unis n'avait pas tenté d'utiliser les failles du système. «GE n'a payé aucune taxe fédérale américaine l'année dernière, parce qu'il n'en devait aucune», avait expliqué Anne Eisele.

Jeff Immelt, qui s'exprimait devant le Club économique de Washington, a indiqué que les impôts de GE allaient augmenter cette année avec l'amélioration des bénéfices.

Entre-temps, selon lui, la question d'une réforme de la taxe professionnelle «mérite un débat sain».

«Notre système est vieux, complexe et n'est pas compétitif», a-t-il ajouté.

M. Immelt s'est par ailleurs exprimé sur l'implication de GE dans le domaine nucléaire et ses liens avec les réacteurs endommagés au Japon, affirmant que l'industrie allait gagner en expertise avec le traitement de la crise.

«Je pense que nous allons apprendre beaucoup sur l'industrie au travers de cette situation», a-t-il observé.

Des réacteurs de type Mark 1 de General Electric, dont la conception remonte à 40 ans, équipent l'essentiel de la centrale nucléaire endommagée par le séisme de Fukushima.