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Le pétrole plombé par les craintes de voir la demande s'essoufler

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le... (Photo LIZ HAMPTON, archives REUTERS)

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Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de light sweet crude (WTI) pour le contrat de novembre a perdu 2,20 dollars pour terminer à 70,97 dollars (-3,0 %).

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Agence France-Presse
New York

Les cours du pétrole ont nettement reculé jeudi, alors que l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) a révisé à la baisse ses prévisions sur la demande mondiale et que les stocks de brut ont bondi aux États-Unis.

À Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en décembre a cédé 2,83 dollars, ou 3,4 %, pour finir à 80,26 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE).

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de light sweet crude (WTI) pour le contrat de novembre a perdu 2,20 dollars pour terminer à 70,97 dollars (-3,0 %).

« Le marché semble tout à coup avoir détourné son attention d'une éventuelle raréfaction de l'offre liée au Venezuela et à l'Iran pour se concentrer sur la potentielle baisse de la demande », a observé John Kilduff, d'Again Capital.  

Dans son rapport mensuel publié jeudi, l'OPEP a d'une part revu à la baisse son estimation de la hausse de la demande de brut cette année et pour 2019.

Le coup de froid qui s'est emparé des marchés financiers jeudi peut aussi « apparaître comme un signe avant-coureur d'un ralentissement marqué de la croissance mondiale, ce qui se traduirait forcément par une baisse de la consommation d'énergie », a souligné M. Kilduff.

Le Fonds monétaire international avait déjà abaissé mardi sa prévision de croissance du PIB mondial à 3,7 % pour 2018 et 2019 (-0,2 point), soit au même niveau que celle de 2017, dans la foulée d'une révision à la baisse similaire par l'OCDE.

L'OPEP ne semble par ailleurs pas s'inquiéter d'un potentiel déficit de l'offre, alors que les investisseurs redoutent l'impact de la mise en oeuvre en novembre de sanctions américaines sur les exportations de brut iranien. Dans cette optique, ils ont fait grimper début octobre les cours de l'or noir à leur plus haut niveau en quatre ans.

« Pour l'instant, il y a une crainte de pénurie, mais l'offre est là », a affirmé le secrétaire général de l'Organisation, Mohammed Barkindo, en marge de la conférence Oil & Money à Londres. La Russie et l'Arabie saoudite, deux des trois plus gros producteurs mondiaux, assurent répondre à la demande de tous les acheteurs sans manquer d'or noir, a-t-il rappelé.

Les États-Unis aussi ont ouvert les vannes en grand.  

Selon l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA), la production y a grimpé à un nouveau record lors de la semaine achevée le 5 octobre, le pays extrayant en moyenne 11,2 millions de barils d'or noir par jour.

Les stocks de pétrole brut aux États-Unis ont dans la foulée progressé de 6 millions de barils, soit bien plus que prévu par les analystes.

« Le bond des réserves de brut devrait atténuer, au moins à court terme, les craintes d'un manque d'offre sur le marché », a avancé M. Kilduff.




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