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Hausse des investissements miniers en 2016 au Québec

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L'Association minière du Québec (AMQ) s'est réjouie du portrait global brossé par l'ISQ, soulignant toutefois que la reprise ne se faisait pas «sentir de la même façon» dans toutes les régions du Québec.

PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE

Julien Arsenault
La Presse Canadienne
Montréal

La glissade des investissements miniers observée au Québec depuis le sommet atteint en 2012 s'est finalement inversée l'an dernier, notamment grâce à la performance du secteur aurifère.

Ces investissements se sont établis à 2,57 milliards $, en hausse de 2,9 %, selon les données rendues publiques mercredi par  l'Institut de la statistique du Québec dans son bulletin «Mines en chiffres».

Pour 2017, l'ISQ anticipe une croissance de 17,8 % des investissements, qui devraient atteindre 3,02 milliards $.

«Il y avait eu une augmentation très marquée des dépenses entre 2009 et 2012, ce qui a été suivi d'une période de décroissance, a rappelé le responsable des statistiques sur l'investissement minier à l'Institut, Louis Madore. On semble revenir à un contexte plus normal.»

Celui-ci a souligné que les métaux précieux, principalement l'or, ont représenté 69,3 % des dépenses d'exploration et de mise en valeur, pour un total de 206 millions $.

M. Madore a expliqué que le secteur aurifère avait tiré vers le haut les résultats de 2016, notamment grâce à la présence de joueurs comme la Corporation minière Osisko et à l'étude de projets comme celui de la société Falco à Rouyn-Noranda.

«Ce sont des compagnies qui injectent beaucoup d'argent dans l'exploration ou qui tablent sur des projets ayant besoin de capitaux importants pour démarrer», a-t-il expliqué.

Cela devrait contribuer à stimuler les dépenses destinées à l'exploration pour l'année en cours, alors que l'ISQ anticipe une augmentation marquée de 81,3 %, à 539 millions $. En 2016, cette somme s'était établie à 297 millions $, en hausse de 14,6 % sur un an.

«La hausse anticipée pour 2017 est encourageante, a estimé M. Madore. Lorsque l'on parle de travaux d'exploration, (...) on parle potentiellement de nouvelles mines.»

L'an dernier, le Nord-du-Québec, la Côte-Nord et l'Abitibi-Témiscamingue se sont encore une fois partagé la part du lion des investissements miniers, avec 97 %, soit près de 2,5 milliards $.

Après un recul en 2015, l'Abitibi-Témiscamingue, où le secteur aurifère occupe une place prépondérante, a vu ses investissements miniers bondir d'environ 26 %, à près de 896 millions $. À l'inverse, la Côte-Nord ainsi que le Nord-du-Québec ont vu les sommes dépensées diminuer respectivement de 22 %, à 560 millions $, et de 17 %, à 1 milliard $.

M. Madore a rappelé que le redémarrage de la mine de fer du lac Bloom, près de Fermont, grâce à des investissements de plus de 350 millions $, pourrait considérablement changer le portrait pour la Côte-Nord l'an prochain.

L'Association minière du Québec (AMQ) s'est réjouie du portrait global brossé par l'ISQ, soulignant toutefois que la reprise ne se faisait pas «sentir de la même façon» dans toutes les régions du Québec.

«Pour assurer la pérennité de l'industrie minière au Québec, toutes les filières doivent performer afin que chacune puisse compenser pour des baisses dans une autre», a souligné sa présidente-directrice générale, Josée Méthot.

À son avis, de nouvelles filières comme le lithium, le phosphate, le graphite où les terres rares permettront à l'industrie minière dans son ensemble de poursuivre sur sa lancée.




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