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Le pétrole touché à New York par des prises de bénéfices

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Le baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en décembre a cédé 8 cents pour clôturer à 54,30 dollars sur le New York Mercantile Exchange.

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Agence France-Presse
New York

Le pétrole a terminé en légère baisse mercredi à New York comme à Londres, affecté par quelques prises de profits après une forte progression alimentée entre autres par les chiffres sur les réserves de produits pétroliers aux États-Unis.

Le baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en décembre, référence américaine du brut, a cédé 8 cents pour clôturer à 54,30 dollars sur le New York Mercantile Exchange. Il avait terminé mardi à son plus haut niveau depuis février.

Sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en janvier, dont c'est le premier jour d'utilisation comme contrat de référence, a concédé 45 cents pour finir à 60,49 dollars.

Les investisseurs attendaient mercredi le rapport hebdomadaire du département américain de l'Energie sur le niveau des stocks d'or noir dans le pays et «il était clairement de nature à faire monter les prix», a commenté Kyle Cooper de IAF Advisors.

Certes le recul des réserves de brut (-2,4 millions de barils lors de la semaine achevée le 27 octobre) était moins important que celui annoncé mardi soir par la fédération professionnelle du secteur API, qui publie ses propres chiffres.

Autres éléments moins porteurs: la demande en produits raffinés s'est un peu contractée et la production américaine d'or noir a légèrement augmenté.

«Mais outre la baisse des stocks de brut, le rapport a aussi montré une diminution des réserves d'essence et de produits distillés ainsi qu'une augmentation des exportations à un niveau record», a souligné M. Cooper qui attribuait ce dernier élément au fait que le WTI est actuellement beaucoup moins cher que le Brent.

Le repli des cours, qui sont montés en cours de séance jusqu'à 55,22 dollars, «est probablement dû à des prises de bénéfices», a-t-il estimé.

L'Irak surveillé

Le baril de WTI, comme le baril de Brent coté à Londres, a enregistré plus de 5% de progression sur le seul mois d'octobre.

Les investisseurs tablent sur une prolongation de l'accord de réduction de la production par les pays de l'OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole) et ses partenaires.

Le cartel s'est engagé fin 2016 avec d'autres producteurs, dont la Russie, à limiter sa production pour rééquilibrer un marché mondial faisant face à une offre surabondante.

Le marché attendait désormais la prochaine réunion de l'OPEP à la fin du mois de novembre à Vienne.

Le soutien affiché de l'Arabie saoudite et de la Russie à une prolongation de l'accord jusqu'à fin 2018 «a alimenté la reprise des prix du pétrole» mais «il y a plusieurs inconnues que le groupe de producteurs va devoir clarifier dans le but d'entretenir la hausse du marché», a prévenu Stephen Brennock, analyste chez PVM, faisant notamment référence à la production prévue en augmentation en Irak.

En attendant, selon de premières informations «la production des membres de l'OPEP a diminué en octobre», a relevé Matt Smith de ClipperData. «Mais c'est sans doute temporaire», a-t-il ajouté, «car une grande partie de cette baisse est liée à l'Irak, où l'activité a été perturbée par les tensions avec les Kurdes.»




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