Le pétrole termine en hausse, dopé par un recul des stocks

Vers midi, le baril de Brent de la... (PHOTO ARCHIVES BLOOMBERG)

Agrandir

Vers midi, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre valait 49,44 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 60 cents par rapport à la clôture de mardi.

PHOTO ARCHIVES BLOOMBERG

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
NEW YORK

Les cours du pétrole ont terminé en hausse mercredi, profitant de la publication d'un rapport du département américain de l'Énergie (DoE) faisant état d'un recul hebdomadaire des stocks pétroliers aux États-Unis.

Le prix du baril «light sweet crude» (WTI), référence américaine du brut, a progressé de 72 cents à 47,12 dollars sur le contrat pour livraison en août au New York Mercantile Exchange (Nymex).

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre a clôturé à 49,70 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 86 cents par rapport à la clôture de lundi.

«Dans l'ensemble, le rapport (du DoE) pousse plutôt à la hausse et je pense que c'est ce à quoi réagit le marché», a commenté Kyle Cooper de IAF Advisors.

Lors de la semaine achevée le 14 juillet, les réserves commerciales de brut ont reculé de 4,7 millions de barils, pour revenir à 490,6 millions, alors que les analystes interrogés par l'agence Bloomberg tablaient sur une baisse de seulement 3,5 millions de barils.

«Les réserves américaines de brut ont désormais reculé de 22,6 millions de barils sur les six dernières semaines» a noté Torbjorn Kjus, analyste chez DNB Markets.

Les stocks d'essence ont également reculé plus fortement qu'attendu et ceux de produits distillés (gazole, fioul) ont enregistré une baisse inattendue.

Ces signes encourageants pour le rééquilibrage du marché du pétrole, qui souffre d'un excès d'offre, interviennent au moment où les analystes s'inquiètent de l'accord qui lie l'OPEP à d'autres producteurs, dont la Russie, pour limiter leur production.

«De moins en moins de pays adhèrent strictement aux objectifs de production», ont commenté les analystes de ABN-Amro. «Plus inquiétant est la hausse nette de la production de la Libye et du Nigeria, qui ont été exemptés de limiter leurs extractions», ont-ils ajouté en estimant cependant qu'avec une hausse de la demande, le rééquilibrage du marché est en route.

Les deux pays africains, membres de l'OPEP mais exemptés de quotas, ont été invités à Saint-Pétersbourg, en Russie, où l'OPEP et ses partenaires tiendront deux réunions de suivi de l'accord, samedi 22 et lundi 24 juillet.

Le président de la Compagnie nationale libyenne de Pétrole (NOC) Moustafa Sanalla a annoncé mercredi que la production de pétrole atteindrait 1,25 million de barils par jour fin 2017.

Les extractions de ce pays en proie à une guerre civile étaient tombées au troisième trimestre 2016 à 309 000 barils par jour, selon des sources secondaires citées dans un rapport de l'OPEP.

Principal point négatif relevé par le marché au sein du rapport du DoE mercredi, la production américaine de brut a encore progressé la semaine précédente.

Les extractions américaines, notamment de pétrole de schiste, sont reparties à la hausse depuis l'automne 2016, mettant à mal les efforts de réduction de l'offre de l'OPEP et de ses partenaires.




Les plus populaires : Affaires

Tous les plus populaires de la section Affaires
sur Lapresse.ca
»

Autres contenus populaires

La liste:-1:liste; la boite:219:box; tpl:html.tpl:file
image title
Fermer