Les cours du pétrole ont terminé en légère hausse mardi, les investisseurs se montrant attentistes à deux jours d'une réunion cruciale de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP).

Mis à jour le 23 mai 2017
AGENCE FRANCE-PRESSE

Le prix du baril de «light sweet crude» (WTI), référence américaine du brut, a pris 34 cents à 51,47 dollars sur le contrat pour livraison en juillet, dont c'est le premier jour comme contrat de référence au New York Mercantile Exchange (Nymex).

«C'est l'un de ces jours où l'on dit: rien ne s'est passé», a résumé James Williams de WTRG.

Le marché est en effet suspendu à la décision que doit prendre l'OPEP jeudi concernant les suites à donner à son accord de réduction de l'offre qui arrive à échéance fin juin.

Plusieurs hypothèses circulent sur le sujet avec une éventuelle prolongation des quotas actuels sur 6, 9 ou 12 mois, ou même des quotas plus sévères.

En attendant, «un gros titre en éclipse un autre et ce sera comme cela jusqu'à jeudi», a décrit Bob Yawger de Mizuho Securities USA.

Parmi les dernières déclarations en date, le ministre algérien de l'Énergie et l'un des artisans de l'accord de fin 2016, Noureddine Boutarfa, a annoncé à son arrivée mardi à Vienne que le cartel allait discuter d'une prolongation de neuf mois.

Avant cela, le marché avait baissé «à cause de déclarations du ministre koweïtien du Pétrole qui indiquait que tout le monde n'était pas partant pour pour un accord de neuf mois et qu'il n'y avait pas besoin d'accentuer la réduction de la production ... Puis le marché est remonté», a décrit Bob Yawger.

Autre interrogation, la position de la Libye, du Nigeria et de l'Iran qui avaient été exemptés de réduire leur production lors du premier accord même s'ils sont membres de l'OPEP.

À plus long terme, les investisseurs ont pris acte sans affolement de la volonté de l'administration Trump de réduire de moitié les réserves stratégiques américaines sur dix ans, selon un document du projet de budget pour 2018.