Le pétrole finit au plus haut de 2016 à New York

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Vers midi, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet valait 48,56 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 21 cents par rapport à la clôture de lundi.

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Agence France-Presse
New York

Les cours du pétrole ont monté mardi pour finir au plus haut de l'année à New York, dans un marché qui s'attendait à l'annonce de chiffres hebdomadaires favorables sur l'offre américaine, et continuait à surveiller les problèmes de production à l'international.

Le cours du baril de référence (WTI) pour livraison en juillet a gagné 54 cents à 48,62 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), un niveau auquel un contrat de référence n'avait plus fini depuis octobre.

À Londres, le baril de Brent de la mer du Nord, référence européenne du brut, pour livraison en juillet a avancé de 26 cents à 48,61 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE).

«On s'attend à une baisse des stocks» aux États-Unis, a mis en avant Bob Yawger, de Mizuho Securities.

Les investisseurs prendront d'abord connaissance des estimations privées de la fédération American Petroleum Institute (API) mardi après la clôture, puis, mercredi, des chiffres officiels du département de l'Énergie (DoE).

Les attentes sont particulièrement optimistes, c'est-à dire que les marchés tablent sur un déclin de l'offre américaine, à cause des incendies qui perturbent depuis le début mai la production au Canada, premier fournisseur des États-Unis.

Second élément favorable, la compagnie italienne Eni «a ajouté son terminal de Brass à la liste des cas de forces majeures au Nigeria», a souligné M. Yawger.

Le Nigeria, premier exportateur africain de pétrole, est frappé par une vague de sabotages dans le delta du Niger, où se trouvent ses gisements d'or noir, par des groupes réclamant une redistribution des revenus du secteur.

Perturbations en France

Toutefois, même si le pays africain est membre de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), ses difficultés n'empêchent pas la production du cartel d'être susceptible «de battre un nouveau record en mai», a relativisé dans une note Tim Evans de Citi. «La production irakienne semble avoir récemment atteint un niveau sans précédent, ce qui pourrait se combiner avec la hausse de l'offre iranienne (...) pour faire plus que compenser les problèmes au Nigeria».

Il remarquait par ailleurs que les perturbations dans les raffineries françaises, en raison d'un mouvement social lancé par le syndicat CGT, avaient des effets contrastés sur le marché, puisqu'elles «nuisent à la fois à la demande de brut et à l'offre de produits pétroliers à court terme».

Plus largement, les observateurs hésitent sur l'explication de l'actuelle bonne performance du marché pétrolier. Certains évoquent surtout l'effet des perturbations isolées de production comme au Canada et au Nigeria, ce qui risque donc de n'être que temporaire, alors que d'autres sont plus optimistes, notamment grâce au déclin persistant de la production américaine.

«Dans l'ensemble, le marché reste orienté en hausse dans l'idée qu'à long terme, il va se rééquilibrer et se resserrer», a estimé Kyle Cooper, d'IAF Advisors.

Pour rendre la situation encore plus complexe, les investisseurs doivent aussi composer avec les fluctuations du dollar, dont la force nuit au marché pétrolier, libellé en monnaie américaine, en le rendant plus coûteux.

«La bonne performance du dollar», qui montait nettement mardi sur fond de spéculations persistantes sur un rapide resserrement monétaire aux Etats-Unis, «fait partie des éléments qui ont freiné l'essor des cours», a reconnu M. Yawger.




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