Pétrole: réserves en hausse, production en baisse aux É.-U.

Les stocks de pétrole brut ont progressé bien plus que prévu la semaine... (Photo Haidar Mohammed Ali)

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Agence France-Presse
New York

Les stocks de pétrole brut ont progressé bien plus que prévu la semaine dernière aux États-Unis, revenant au plus haut depuis 1930, mais la production a nettement reculé, selon des chiffres publiés mercredi par le Département américain de l'Énergie.

Lors de la semaine achevée le 8 avril, les réserves commerciales de brut ont augmenté de 6,6 millions de barils pour atteindre 536,5 millions de barils, alors que les experts interrogés par l'agence Bloomberg ne tablaient que sur une progression d'un million de barils.

Néanmoins, la hausse annoncée par le Département de l'Énergie avait largement été anticipée la veille par la fédération professionnelle American Petroleum Institute (API), qui avait dit tabler sur une progression de 6,2 millions de barils.

À ce palier, les réserves commerciales américaines de brut battent un record depuis le début des statistiques hebdomadaires du Département de l'Énergie, en 1982, et il faut remonter aux chiffres mensuels de 1930 pour retrouver un niveau semblable.

Elles ont avancé de 10,9% par rapport à la même période de 2015 et restent à «des niveaux historiquement élevés à cette époque de l'année», comme l'a une nouvelle fois noté le Département américain de l'Énergie.

En revanche, les stocks d'essence ont reculé de 4,2 millions de barils, alors que les experts de Bloomberg ne prévoyaient qu'un déclin de 1,5 million et l'API une baisse de 1,6 million.

Ils restent bien au-dessus de la limite supérieure de la fourchette moyenne en cette époque de l'année, et montent de 5,2% par rapport à la même période en 2015.

Les réserves de produits distillés (gazole, fioul de chauffage, kérosène, etc.) ont de leur côté avancé de 500 000 barils, sans grande surprise par rapport aux prévisions des analystes de Bloomberg, qui misaient sur une hausse de 200 000, et aux estimations de l'API, qui tablait sur un recul de 500 000.

Elles progressent de 26,8% par rapport à l'an dernier et sont bien au-dessus de la limite supérieure de la fourchette moyenne à cette période de l'année.

Nette baisse à Cushing

Parmi les éléments plus favorables dans un contexte de surabondance générale d'or noir, la production américaine a baissé de 31 000 barils par jour, passant sous le seuil psychologique des 9 millions de barils par jour (mbj), à 8,977 mbj.

Suivies de près par les analystes, les réserves du terminal pétrolier de Cushing (Oklahoma, sud), qui servent de référence au pétrole échangé à New York et sont proches de leur capacité maximum, ont reculé de 1,7 million de barils à 64,6 millions.

Toutes catégories confondues, les stocks pétroliers américains ont augmenté de 6,9 millions de barils.

Du côté de la demande, sur les quatre dernières semaines, les États-Unis ont consommé en moyenne 19,7 mbj de produits pétroliers, soit 3,2% de plus que l'année précédente à la même époque.

Durant la même période, la demande de produits distillés a chuté de 7,1% mais celle d'essence a monté de 5,7%, dans les deux cas sur un an.

Les raffineries américaines ont nettement ralenti la cadence, fonctionnant à 89,2% de leurs capacités contre 91,4% la semaine précédente.

Vers 10h55, le cours du baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en mai réduisait ses pertes et ne cédait plus que 11 cents à 42,06 dollars.




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