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Le pétrole porté par le recul des stocks

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Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en mai gagnait 1,90 dollar à 37,79 dollars.

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Agence France-Presse
Londres

Les cours du pétrole ont fini en nette hausse mercredi à New York dans un marché rassuré de voir la première baisse des stocks de brut aux États-Unis depuis sept semaines, espérant qu'elle marque le début de la résorption des excédents.

Le cours du baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en mai a gagné 1,86 dollar à 37,75 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

À Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juin a gagné 1,97 dollar à 39,84 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE).

«Il y avait beaucoup de choses à saluer» dans les chiffres hebdomadaires du ministère de l'Énergie américain (DoE) sur les stocks de produits pétroliers, a souligné Bob Yawger, chez Mizuho Securities.

Lors de la semaine achevée le 1er avril, les réserves commerciales de brut ont baissé de 4,9 millions de barils pour atteindre 529,9 millions de barils, alors que les experts interrogés par l'agence Bloomberg tablaient sur une progression de 2,85 millions de barils.

La baisse annoncée par le DoE est encore plus prononcée que ce qu'avait anticipé la fédération professionnelle American Petroleum Institute (API), qui avait dit mardi soir tabler sur un reflux de 4,3 millions de barils.

M. Yawger a souligné que le chiffre du DoE était d'autant plus appréciable qu'il contrastait fortement à la fois avec la forte augmentation des stocks la semaine précédente, et avec ce que l'on voit habituellement en cette saison de maintenance pour les raffineries.

«Cela implique que la saison où les raffineries (passent de la production d'hiver à la production d'été) se termine en avance», a-t-il précisé.

Encouragement du Koweït

Parallèlement, la production américaine de brut a reculé une nouvelle fois, à hauteur de 14 000 barils par jour, laissant espérer qu'on la voie dès la semaine prochaine passer sous le seuil psychologique des 9 millions de barils par jour, pour la première fois depuis octobre 2014, a noté M. Yawger.

Toutefois Tim Evans, chez Citi, a aussi relevé que le rapport du DoE recelait quelques chiffres plus inquiétants, comme l'augmentation des stocks au terminal de Cushing (Oklahoma), et surtout celle des réserves d'essence et de produits distillés, dont le fioul de chauffage.

«Cela implique un affaiblissement de la demande et jette une ombre baissière», selon M. Evans.

Mais M. Yawger était moins pessimiste, estimant que le bas prix de l'essence à la pompe donnait l'espoir d'«une saison de déplacements automobiles très solide», à l'approche des beaux jours.

«La baisse des stocks de pétrole aux États-Unis a réduit les inquiétudes concernant la surabondance d'offre et détourné l'attention de la réunion à venir entre producteurs», notait de son côté Jasper Lawler, analyste chez CMC Markets.

Avant la publication du rapport du DoE, les prix avaient en outre pu légèrement profiter de commentaires de la représentante du Koweït au sein de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), Nawal al-Fuzaia, qui a laissé entendre qu'un accord sur un gel de la production lors de la réunion entre pays producteurs prévue le 17 avril à Doha, même si l'Iran n'est pas partie prenante.

«D'autres délégués ont fait des commentaires similaires, mais nous sommes plus sceptiques», commentaient de leur côté les analystes de Commerzbank. «Jusqu'à présent il n'est même pas certain que l'Iran se rende à la réunion», remarquaient-ils.




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