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Le pétrole finit en hausse à New York

Les cours du pétrole ont fini en hausse légère lundi à New York, les... (PHOTO HASAN JAMALI, ARCHIVES AP)

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Agence France-Presse
NEW YORK

Les cours du pétrole ont fini en hausse légère lundi à New York, les investisseurs se prenant à espérer une relance de la demande sans toutefois pouvoir oublier la surabondance actuelle.

Le prix du baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en mai a gagné 27 cents à 51,91 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

À Londres, le baril de Brent a terminé en hausse plus timide encore de 6 cents par rapport à la clôture de vendredi, à 57,93 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE).

Le marché avait commencé la journée en forte hausse, encouragé par les mauvais chiffres du commerce chinois qui font espérer un plan de relance dans la deuxième économie mondiale, qui est aussi le premier importateur de pétrole au monde.

Mais par la suite, une estimation privée du cabinet Genscape sur les réserves toujours plus abondantes au terminal de Cushing (Oklahoma, sud), référence du Nymex, a entamé l'enthousiasme des investisseurs.

Déjà la semaine dernière, le gouvernement américain avait fait état d'une progression trois fois plus forte qu'attendu des réserves américaines de brut.

«Nous débutons une grosse semaine avec beaucoup d'informations importantes», a souligné Bill Baruch, chez iiTrader.com, mentionnant les chiffres du produit intérieur brut chinois dans la nuit de mardi à mercredi, les données gouvernementales sur les réserves de pétrole américaines mercredi, et le rapport mensuel de l'OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole) sur le marché du pétrole jeudi.

Pour ce qui est de la Chine, un mauvais chiffre sur la croissance économique pousserait les investisseurs à parier sur un plan de relance, et donc à terme sur un rebond de la consommation - c'est une situation où «une mauvaise nouvelle est en fait une bonne nouvelle», a expliqué M. Baruch.

Toutefois Tim Evans, chez Citi, a mis en garde contre la formation d'une certaine «bulle» dans le marché du pétrole, reposant sur l'espoir que la production américaine commence enfin à refluer.

«L'optimisme des investisseurs repose sur l'idée que la baisse de l'activité des puits aux Eats-Unis va d'un moment à l'autre se traduire en déclin de la production américaine de pétrole, comme si ce développement qu'on attend depuis longtemps allait soudainement transformer un gros excédent d'offre par rapport à la demande en un déficit», notait-il, en se montrant dubitatif.

Le nombre de puits de pétrole en activité aux États-Unis est en effet au plus bas depuis décembre 2010, d'après le décompte de la société Baker Hughes, mais durant la semaine achevée le 3 mars la production américaine était repartie de l'avant, après une baisse minime fin mars.

Tim Evans a souligné qu'il était surtout «inquiet de voir que la production de l'OPEP» a augmenté en mars pour revenir au plus haut depuis octobre 2012, mettant en garde contre tout pari risqué à la hausse des cours.

De fait les fondamentaux de marchés qui ont fait plonger les cours depuis le mois de juin n'ont pas changé: le marché reste inondé d'or noir, et la demande demeure en berne.

De quoi amener les analystes de Commerzbank à estimer eux aussi que l'optimisme qui a gagné les investisseurs la semaine dernière est exagéré. «Cela pourrait laisser de la marge pour une correction considérable des prix», ont-ils prévenu.

«Un plancher des prix du pétrole ne pourra se matérialiser que si la tendance à l'amélioration de la demande et à l'ajustement de l'offre tient», ont aussi souligné les analystes de Barclays.




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