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Le pétrole poursuit son rebond à New York

Les prix du brut évoluent de façon très... (PHOTO HASAN JAMALI, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS)

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Les prix du brut évoluent de façon très saccadée depuis une dizaine de jours, variant systématiquement de plus d'un dollar par semaine, mais leur niveau a peu changé depuis le début du mois, à environ 50 dollars le baril à New York.

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Agence France-Presse
New York

Les cours du pétrole ont poursuivi vendredi leur rebond de la veille à New York, dans un marché erratique depuis le début du mois, qui espérait une reprise de la demande mondiale et un recul de la production à long terme.

Vers 9h05, le baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en mars, actuellement le plus échangé, gagnait 1,35 dollar à 52,56 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Les prix du brut évoluent de façon très saccadée depuis une dizaine de jours, variant systématiquement de plus d'un dollar par semaine, mais leur niveau a peu changé depuis le début du mois, à environ 50 dollars le baril à New York.

«Le pétrole était sous-évalué depuis un moment», les cours ayant perdu jusqu'à 60% de leur valeur depuis juin dernier, a jugé Carl Larry, de Frost & Sullivan.

«Je crois que l'on est à un tournant, encouragé par une amélioration de l'économie avec aujourd'hui de bons chiffres en Allemagne et dans l'ensemble de l'Europe», a-t-il ajouté. «Cela laisse penser que la demande de pétrole va reprendre.

Selon des indicateurs publiés vendredi, l'économie allemande a donné un net coup d'accélérateur en fin d'année et fait encore mieux que prévu sur l'ensemble de 2014, et la croissance de la zone euro a elle aussi été supérieure aux attentes.

Sur le plan de la production, «le marché du pétrole est soutenu par le resserrement de l'offre perçu et actuel», ont noté les analystes de PVM.

Depuis la fin du mois dernier, les géants pétroliers, comme Chevron, Total, BP et Royal Dutch Shell, ont annoncé tour à tour des diminutions de leurs budgets d'investissement et d'exploration.

De façon plus ponctuelle, des perturbations inattendues du côté de l'offre aidaient également les cours.

«Les exportations de pétrole irakiennes ont baissé de 400 000 barils par jours en janvier, atteignant 2,5 millions de barils par jour (mb/j)», ont souligné les analystes de PVM.

Sur un plan technique, le marché est aussi encouragé par le fait que lundi sera férié aux États-Unis et que beaucoup d'investisseurs «ne veulent pas partir en week-end en risquant de rater» une hausse du pétrole sur les autres marchés en début de semaine prochaine, a noté Carl Larry.

Toutefois, dans l'ensemble, «la force des prix du pétrole est déroutante, tant la surabondance d'offre est considérable, comme le reflète la hausse rapide des stocks de brut américains», ont noté les experts de Commerzbank.

Les réserves américaines de brut ont atteint la semaine dernière un nouveau plus haut depuis 1982, date des premières publications hebdomadaires du département américain de l'Énergie, et depuis novembre 1930 sur la base des données mensuelles qui précédaient, lorsqu'ils avaient atteint 517,021 millions.




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