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L'industrie a vu pire que la chute du pétrole, croit le patron de TransCanada

Le chef de la direction de TransCanada, Russ Girling.... (Photo Chris Young, Archives La Presse Canadienne)

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Le chef de la direction de TransCanada, Russ Girling.

Photo Chris Young, Archives La Presse Canadienne

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Lauren Krugel
La Presse Canadienne
CALGARY

Le chef de la direction de TransCanada (T.TRP) ne croit pas que l'appétit de l'industrie pétrolière pour de nouveaux oléoducs diminuera même si le cours du pétrole a récemment plongé à son plus faible niveau en plus de cinq ans.

Lors d'un entretien dans son bureau du centre-ville de Calgary, Russ Girling s'est souvenu avoir connu des hauts et des bas beaucoup plus radicaux au cours de sa carrière et il a dit s'attendre à ce que le secteur du pétrole se sorte de cette crise dans une forme raisonnable.

«Il y a un énorme besoin de construire, indépendamment du prix de la matière première en ce moment», a soutenu M. Girling.

«On nous presse de faire en sorte que ces installations soient fonctionnelles aussi rapidement que possible.»

Le cours du pétrole brut a retraité de près de moitié au cours des six derniers mois, s'établissant à 56,47 $ US le baril mercredi à la fermeture des marchés. Plusieurs annonces faites ces dernières semaines permettent de croire que l'activité sera moins vigoureuse dans les champs pétroliers l'an prochain.

Selon M. Girling, la plupart des observateurs de l'industrie s'attendent à ce que le prix du baril de pétrole remonte entre 80 $ US et 100 $ US à long terme, étant donné que la demande continuera de croître.

Puis, il fait remarquer que lorsque TransCanada a présenté sa première demande pour le controversé projet Keystone XL, en septembre 2008, le moment n'était pas non plus idéal pour le secteur pétrolier. Après avoir touché des sommets records au cours de cet été-là, le prix du brut avait plongé sous la barre des 40 $ US, alors que la Grande Récession s'installait.

«Je ne dis pas du tout que c'est facile, mais les affaires sont résilientes et le monde a besoin de plus de pétrole chaque jour», a fait valoir M. Girling.

Selon lui, quiconque croit qu'un baril de pétrole à 60 $ US - même si cela perdure un an ou deux - va paralyser l'activité dans les sables bitumineux «ne travaille pas dans cette industrie depuis très longtemps».

«Alors l'idée que, de quelque façon que ce soit, ces activités vont prendre fin au Canada parce que nous atteignons ce creux... Je crois qu'on n'a qu'à regarder les 30 dernières années de production pour voir que cette théorie ne tient pas la route.»

TransCanada tente depuis six ans d'obtenir un permis pour construire son pipeline Keystone XL. Le projet de 8 milliards $ US transporterait le brut de l'Alberta et du Midwest américain aux raffineries de la côte du golfe du Mexique.

Aux États-Unis, le pipeline Keystone XL traverserait le Montana, le Dakota du Sud et le Nebraska. Les plus récents empêchements à sa réalisation émanent d'un litige devant un tribunal du Nebraska visant à déterminer qui a l'autorité pour approuver la trajectoire du pipeline dans l'État.

Des groupes environnementaux s'inquiètent de plusieurs aspects liés à l'oléoduc, notamment de l'impact potentiel d'un déversement sur les systèmes d'eau potable et de l'ouverture de nouveaux développements de sables bitumineux, ce qui entraînerait une augmentation des émissions de gaz à effet de serre.

Le projet Keystone a en outre besoin d'une approbation du président américain, puisqu'il traverse la frontière canado-américaine. Jusqu'à maintenant, Barack Obama a refusé de prendre une décision à son sujet.




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