Le pétrole finit en baisse, plombé par le dollar

Le baril de «light sweet crude» (WTI) pour... (Photo Bret Hartman, Archives Reuters)

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Le baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en décembre a cédé 58 cents, à 80,54 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

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Agence France-Presse
NEW YORK

Les prix du pétrole ont fini dans le rouge vendredi à New York et à Londres, plombés par le regain de vigueur du dollar après de nouvelles mesures de relance monétaire au Japon, qui rend l'achat de brut moins attractif.

Le baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en décembre a cédé 58 cents, à 80,54 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

À Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en décembre a fini à 85,86 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE), en baisse de 38 cents par rapport à la clôture de jeudi.

«Le marché de l'énergie est à nouveau sur la défensive», a remarqué Tim Evans, de Citi Futures.

Dès l'ouverture à New York, les cours ont piqué du nez, ouvrant sous le seuil très surveillé des 80 dollars.

«Le Japon a secoué le monde en annonçant cette nuit de nouvelles mesures de relance monétaire: on peut appeler cela la 'surprise d'Halloween'», a relevé Phil Flynn, analyste de Price Futures Group, en référence à la populaire fête anglo-saxonne célébrée vendredi.

En effet, «cela a créé une divergence entre le yen», la devise japonaise dont la valeur a été mécaniquement diluée par l'annonce d'un assouplissement monétaire, «et le dollar qui s'est envolé, poussant le brut sous le seuil des 80 dollars» le baril, a précisé M. Flynn.

En effet, un billet vert plus fort tend à rendre moins intéressants les achats de matières premières, dont le pétrole, pour les investisseurs munis d'autres devises, et donc à peser sur la demande énergétique.

La devise américaine évoluait ainsi vendredi à des niveaux inconnus depuis août 2012 face à l'euro et depuis décembre 2007 face au yen.

Les annonces japonaises n'ont fait qu'accentuer sur le marché des changes une tendance haussière très nette portant le billet vert depuis mercredi, lorsque l'homologue américaine de la Banque du Japon (BoJ), la Réserve fédérale, a mis un terme à son propre programme de rachats d'actifs.

«Hormis le dollar plus fort, une offre plus qu'abondante continue de peser sur les prix du pétrole», ont expliqué les analystes de Commerzbank.

«Les principaux pays de l'OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole) ne veulent toujours pas réduire leur offre et renoncer à leurs parts de marché, donc il est de plus en plus improbable qu'un accord soit atteint pour réduire la production à la réunion de l'OPEP dans quatre semaines», ont-ils poursuivi.

Les douze pays membres du cartel doivent se réunir le 27 novembre à Vienne pour discuter de leur objectif commun de production, fixé à 30 millions de barils par jour depuis fin 2011.

Cette semaine à Londres, le secrétaire général de l'OPEP a indiqué que la production effective du cartel en 2015 serait similaire à celle de 2014.

C'est notamment la surabondance d'offre sur le marché, couplée à une demande à la peine, qui a provoqué une chute des prix du pétrole ces derniers mois.




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