Le pétrole termine au plus bas en 17 mois à New York

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Agence France-Presse
NEW YORK

Les cours du pétrole coté à New York ont clôturé à leur plus bas niveau depuis avril 2013 mardi, pénalisés par les inquiétudes sur la croissance mondiale et l'anticipation d'une hausse des stocks de brut aux États-Unis.

Le baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en novembre a reculé de 1,49 dollar sur le New York Mercantile Exchange (Nymex) pour s'établir à 88,85 dollars.

«L'histoire aujourd'hui est la même que celle qui guide le marché depuis plusieurs semaines: une histoire d'offre abondante au moment où la croissance mondiale montre des signes de faiblesse et où la consommation d'énergie aux États-Unis est traditionnellement plus faible» entre la fin de la période des grands déplacements en voiture et le début des températures hivernales, a souligné James Williams de WTRG Economics.

Du côté de la demande, les acteurs du marché s'inquiétaient notamment de l'appétit énergétique de l'Europe alors que les chiffres publiés mardi sur la production industrielle allemande en août (-4%), diffusés au lendemain de l'annonce d'une contraction de 5,7% des commandes industrielles sur la même période, étaient décevants.

Le Fonds monétaire international (FMI) a d'ailleurs révisé à la baisse ses prévisions de croissance pour la zone euro par rapport à juillet, à 0,8% cette année et 1,3% en 2015.

Évoquant des risques de «stagnation» dans les pays riches et l'aggravation des tensions géopolitiques en Ukraine ou au Moyen-Orient, l'organisme a également abaissé ses prévisions de croissance mondiale: le PIB ne devrait plus progresser que de 3,3% en 2014 dans le monde, marquant un repli de 0,1 point par rapport aux projections de juillet, avant de rebondir moins nettement que prévu en 2015 (-0,2 point, à 3,8%).

Parallèlement, l'offre ne cesse de grimper entre «le rebond bien plus rapide que prévu de la production en Libye, l'Arabie Saoudite qui ne semble pas vouloir réduire sa propre production, et l'augmentation croissante de la production aux États-Unis», a relevé James Williams.

Les cours du baril de WTI étaient aussi de nouveau pénalisés par le renforcement du dollar face à l'euro, le billet vert repartant à la hausse face à la monnaie unique après un répit la veille.

Or le renforcement du dollar a tendance à rendre plus chers, et donc moins attractifs, les achats de brut libellé en dollar pour les investisseurs munis d'autres devises.

Les courtiers étaient par ailleurs sensibles à «l'anticipation d'une hausse des réserves de brut dans le rapport hebdomadaire sur les stocks de produits pétroliers aux États-Unis» attendu mercredi, a indiqué Matt Smith de Schneider Electric.

Selon une moyenne des analystes interrogés par l'agence Dow Jones Newswire, ils auraient augmenté de 1,9 million de barils lors de la semaine achevée le 3 octobre.

Une progression est généralement considérée comme le signe d'un ralentissement de la demande en énergie.




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