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Le pétrole monte à New York

L'incohérence entre le prix du brut et ce... (PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE)

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L'incohérence entre le prix du brut et ce que les consommateurs paient à la pompe s'expliquerait ainsi par la faiblesse du dollar canadien ainsi que les hausses de la marge de raffinage et des taxes.

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Agence France-Presse
New York

Les prix du pétrole ont nettement progressé mardi à New York, dopés par la perspective d'un léger recul des réserves d'or noir américaines et par des informations selon lesquelles les États-Unis songent à exporter du brut.

Le baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en juin a avancé de 1,11 dollar, à 101,70 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

«Le marché se tient prêt pour les chiffres du DoE», le département américain de l'Énergie, «qui devraient montrer une nouvelle baisse des réserves de brut aux États-Unis, deux semaines après qu'elles ont atteint un niveau record», a relevé Bob Yawger, de Mizuho Securities.

Les stocks de brut avaient reculé de près de 2 millions de barils la semaine dernière, interrompant une progression quasi-continue depuis le début de l'année. Ils avaient atteint fin avril un niveau record depuis 1931, en données mensuelles, à presque 400 millions de barils.

Une diminution des réserves de pétrole tend à provoquer une hausse des cours du baril, car elle est jugée encourageante pour les perspectives de demande du premier consommateur de brut au monde.

«Et il semblerait que les réserves (du terminal pétrolier) de Cushing reculent une nouvelle fois encore, ce qui accentue la progression des prix», a expliqué Bob Yawger.

Le terminal de Cushing détient les réserves qui servent de référence aux prix du pétrole coté à New York, le WTI. L'augmentation de la capacité d'acheminement du brut vers les raffineries du golfe du Mexique depuis le début de l'année a permis une nette décrue de ces stocks, qui s'accumulent depuis dans les entrepôts texans.

D'autre part, les États-Unis «s'avancent à petit pas vers une situation où l'on se dit qu'exporter du brut pourrait avoir du sens, même si l'on est encore loin de là», a remarqué Carl Larry, de Oil Outlooks and Opinion.

L'expert faisait référence à des commentaires tenus à Séoul par le ministre de l'Énergie américain, Ernest Moniz, selon lesquels l'éventualité de l'exportation de brut américain est «à l'étude», selon des informations de la presse américaine confirmées à l'AFP par le DoE.

Une loi adoptée aux États-Unis en 1975, dans le sillage du choc pétrolier de 1973, interdit l'exportation de pétrole brut américain, les produits raffinés échappant à cette interdiction.

«C'est la première fois qu'un responsable aussi haut placé (dans l'administration américaine) et proche des questions énergétiques fait référence à (cette éventualité) de manière aussi précise, et c'est cela qui a fait bouger le marché» dès les échanges électroniques, a précisé M. Larry.

Cependant, «si les réserves reculent encore cette semaine, et encore la semaine prochaine, et la suivante, l'appel à reprendre les exportations va peut-être perdre en intensité. Si la demande reprend aux États-Unis dans les prochaines, semaines, on n'y pensera peut-être plus», a-t-il estimé.

Grâce à l'exploitation du pétrole et du gaz de schiste par de nouvelles techniques d'extraction, les États-Unis connaissent actuellement un boom de leur production de pétrole.




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