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Miné par la Chine, le pétrole repasse sous les 100 dollars

Le baril de «light sweet crude» (WTI) pour... (PHOTO DAVID MCNEW, ARCHIVES REUTERS)

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Le baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en mai a reculé de 1,84 dollar sur le New York Mercantile Exchange (Nymex) pour s'établir à 99,74 dollars.

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Agence France-Presse
NEW YORK

Les cours du pétrole new-yorkais sont repassés sous la barre des 100 dollars mardi, minés par la crainte d'un ralentissement de la demande chinoise et la possibilité d'un regain de production en Libye.

Le baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en mai a reculé de 1,84 dollar sur le New York Mercantile Exchange (Nymex) pour s'établir à 99,74 dollars.

À Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour la même échéance a terminé à 105,62 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE), en baisse de 2,14 dollars par rapport à la clôture de lundi.

«Les inquiétudes concernant l'économie chinoise tirent les prix du brut vers le bas», a estimé Michael Lynch de Strategic Energy and Economic Research.

L'indice PMI des directeurs d'achat compilé par la Fédération chinoise de la logistique et des achats (CFLP), a atteint 50,3 le mois dernier contre 50,2 en février.

La Banque HSBC, qui calcule et publie de son côté son propre indice PMI pour la Chine, s'est montrée nettement moins optimiste: elle a annoncé un chiffre de 48,0 pour mars, soit une chute de la production manufacturière la plus brutale depuis novembre 2011.

Ces chiffres concernant le deuxième consommateur mondial d'or noir reflètent «une activité manufacturière qui reste relativement faible et en même temps n'est pas assez mauvais pour être sûr que le gouvernement chinois va lancer des mesures de soutien à l'économie», a remarqué Phil Flynn de Price Futures Group.

Du côté de l'offre, «des groupes rebelles libyens ont apparemment conclu un accord pour la réouverture de certains ports», a indiqué le spécialiste.

Cela pourrait permettre de relancer la production et les exportations du secteur pétrolier libyen, très perturbé depuis l'été à cause de divers mouvements de protestation. Selon plusieurs analystes, la production est récemment tombée à moins de 200 000 barils par jour contre 1,5 million en temps normal.

Plus globalement, «l'abondance de l'offre» de brut, notamment en provenance de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), devrait «continuer de peser sur les prix» du pétrole, selon les analystes de Commerzbank.

En mars, «les réductions de production en Angola et en Libye ont été contrebalancées par des augmentations en Arabie Saoudite, au Nigeria et en Iran», ont-ils précisé.

Les investisseurs se préparaient par ailleurs au rapport hebdomadaire sur les stocks pétroliers américains. Selon les analystes interrogés par Dow Jones Newswire, les réserves de brut devraient de nouveau avoir augmenté la semaine dernière, de 700 000 barils.

Le marché attendait également avec prudence le rapport sur l'emploi et le chômage aux États-Unis, qui sera publié vendredi et qui devrait permettre aux opérateurs d'évaluer la santé économique du premier consommateur mondial d'or noir.

Pour Michael Lynch, les investisseurs ont aussi marqué un coup d'arrêt en ce premier jour du deuxième trimestre, au cours duquel les cours ont tendance à baisser. «Le pic de la demande en fioul de chauffage est passé, tandis qu'on n'est pas encore entré dans la saison des grands déplacements en voiture, importante pour la consommation d'essence aux États-Unis», a-t-il souligné.




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