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Le pétrole finit en nette baisse à New York

À Londres, le baril de Brent de la... (Photo Ken Taylor, AP)

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À Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet a terminé à 102,60 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE), en baisse de 1,31 dollar par rapport à la clôture de mardi.

Photo Ken Taylor, AP

Agence France-Presse
NEW YORK

Les cours du pétrole ont nettement reculé mercredi à New York, creusant leurs pertes après l'annonce inattendue d'un bond des réserves d'essence aux États-Unis, dans un marché digérant aussi des signaux contrastés de la Banque centrale américaine (Fed).

Le baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en juillet, dont c'était le premier jour d'utilisation comme contrat de référence, a cédé 1,90 dollar à 94,28 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

À Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet a terminé à 102,60 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE), en baisse de 1,31 dollar par rapport à la clôture de mardi.

Les cours du brut, qui avaient ouvert en légère baisse, ont fortement accentué leurs pertes après la diffusion des chiffres des réserves de produits pétroliers aux États-Unis pour la semaine achevée le 17 mai.

«Ce qui a surtout pesé sur le marché a été l'annonce d'un grand bond des réserves d'essence alors que les opérateurs pariaient sur des stocks plus faibles à l'approche de la saison estivale» des grands déplacements en voiture et avant le week-end férié aux États-Unis de Memorial Day, a expliqué John Kilduff, de Again Capital.

En effet, les stocks d'essence ont bondi de 3 millions de barils alors que les experts pariaient sur un repli de 100 000 barils.

D'autre part, si les stocks de pétrole brut ont reculé, leur baisse s'est révélée deux fois moindre que prévu, à 300 000 barils, restant encore relativement proche de leur niveau record en au moins 31 ans atteint début mai.

Autre annonce préoccupante du côté de l'offre: les réserves de brut stockées à Cushing, dans l'Oklahoma (sud), où le pétrole qui sert de référence au WTI s'est accumulé ces derniers mois, ont encore gonflé de 500 000 barils, à 50,2 millions de barils.

«Ces chiffres soulignent les tendances profondément baissières pesant actuellement sur le marché», a commenté Gene McGillian, courtier et analyste de Tradition Energy.

D'autre part, un ensemble de nouvelles en provenance de la Fed ont laissé le marché quelque peu désorienté sur l'avenir de la politique monétaire ultra-accommodante des États-Unis, perçue comme un moteur essentiel des achats d'actifs risqués, comme les matières premières et le brut.

Le président de l'institution Ben Bernanke a d'abord souligné les risques d'un tour de vis prématuré de la politique monétaire qui pourrait «ralentir ou arrêter la reprise», lors d'une audition devant une commission du Congrès américain.

Mais il a par la suite ajouté «qu'un resserrement pourrait intervenir au cours des prochaines réunions (de l'institution) si les conditions économiques le permettaient», a détaillé Gene McGillian.

La diffusion des minutes de la dernière réunion de la Fed début mai a ensuite «montré que le débat était ouvert au sein de (la banque centrale) sur un éventuel coup de frein dès le mois de juin», a remarqué M. Kilduff.

Le message de la Fed aujourd'hui «n'était pas clair», a résumé M. McGillian.

Cette incertitude a accentué la baisse du marché «qui s'attend de toute façon à une forme de resserrement» dans un futur proche, a relevé Kyle Cooper, de IAF Advisors. «C'est pourquoi Wall Street a baissé, le brut suivant dans son sillage», a-t-il ajouté.




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