Les cours du coton ont poursuivi leur dégringolade cette semaine à New York dans un contexte de faible demande de fibre blanche, en raison notamment du ralentissement de la croissance chinoise.

AGENCE FRANCE-PRESSE

«On a assisté à des quantités impressionnantes de liquidations, surtout par les fonds (d'investissement) car les prix sont tombés en deçà des moyennes», a noté John Flanagan, de la maison de courtage Flanagan Trading.

La balle de coton a ainsi chuté mercredi à 71,51 cents, au plus bas depuis le 8 février 2010.

Les analystes évoquaient tous la baisse de l'appétit chinois pour expliquer ce recul. Selon Barclays Capital, Pékin a ainsi importé 18% moins de coton en avril par rapport à mars.

«La croissance de l'économie chinoise est sérieusement en train de ralentir, les besoins en coton (du pays) pourraient continuer à baisser», a remarqué John Flanagan.

Le marché espérait que l'Inde, qui a retardé ses plantations en raison de ce contexte à la baisse, décide de réduire la surface de ses cultures.

«Cela apporterait du soutien à la hausse», a estimé M. Flanagan.

Reste que la situation sur le front de la crise de la dette sur le Vieux Continent continuait également à mettre la pression sur les cours. Les investisseurs s'inquiètent des conséquences qu'aurait pour l'économie européenne la sortie de la Grèce de l'euro. Cette hypothèse semble chaque jour toujours plus crédible.

Mais John Flanagan a gardé espoir: «les prix ont tellement atteint un plancher qu'ils devraient désormais encourager une reprise progressive de la demande».

La livre de coton pour livraison en juillet, contrat de référence, se négociait vendredi vers 11h45 à 72,97$ contre 78,03 cents une semaine plus tôt à la clôture sur l'Intercontinental Exchange (-6,5%).

L'indice Cotlook A, moyenne quotidienne des cinq prix du coton les plus faibles sur le marché physique dans les ports d'Orient, se négociait à 83,30 cents contre 85,40 cents (pour 100 livres) en fin de semaine précédente (-2,5%).