Les prix du pétrole ont progressé mardi à New York pour la première fois en quatre séances grâce à des indicateurs encourageants en Chine et aux États-Unis.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» pour livraison en juillet a terminé à 99,37 $, en progression de 2,07 $ par rapport à lundi.

Les investisseurs ont «bien accueilli les indicateurs économiques, aussi mitigés qu'ils soient», a constaté John Kilduff, d'Again Capital.

Après quelques hésitations à l'ouverture, les prix ont finalement trouvé la voie de la hausse dans le sillage de statistiques publiées dans les deux pays les plus gros consommateurs de pétrole dans le monde.

La production industrielle en Chine a de nouveau connu une solide croissance au mois de mai, en enregistrant une hausse de 13,3% sur un an. Le chiffre a contribué à atténuer l'impact négatif sur le marché, d'une nouvelle accélération de l'inflation qui a atteint son plus haut niveau en près de trois ans pendant le même mois.

Peu après la publication de ces chiffres, la banque centrale chinoise a annoncé une nouvelle hausse de 50 points de base du taux des réserves obligatoires des banques. Les investisseurs s'inquiètent généralement de ces décisions de l'institution, craignant un ralentissement de l'économie chinoise, et donc de la demande en énergie.

Aux États-Unis, les ventes de détail ont reculé en mai, mais le repli a été moins fort que prévu (-0,2% contre -0,7% attendu).

Les marchés de matières premières où les prix sont libellés en dollars ont également été soutenus par le repli de la monnaie américaine, au cours d'une journée où les investisseurs se sont tournés vers des actifs plus rémunérateurs, dits «risqués».

«Le cours du baril avait enregistré des pertes quelque peu importantes sur les dernières séances», préparant le terrain pour un rebond des prix, a noté John Kilduff.

Dans une note publiée mardi, les analystes de Goldman Sachs, voix influentes sur le marché pétrolier, estimaient que la récente correction des prix représentait une bonne opportunité d'achat.

Le baril avait cumulé des pertes d'un peu plus de 6 $ au cours des trois séances précédentes.