Les prix du pétrole se sont repliés pour la deuxième séance consécutive mardi à New York devant des indicateurs économiques décevants aux États-Unis, même si le marché a réduit ses pertes en fin de séance à la faveur d'un affaiblissement du dollar.

Mis à jour le 17 mai 2011
AGENCE FRANCE-PRESSE

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» pour livraison en juin a terminé à 96,91 $, en recul de 46 cents par rapport à la veille.

«Les indicateurs faibles ont joué en faveur de la dynamique négative observée ces dernières semaines», a expliqué Phil Flynn, de PFG Best Research.

La construction de logements a lourdement rechuté en avril aux États-Unis. Les mises en chantier de logements ont reculé de 10,6% par rapport au mois précédent, et le nombre de permis de construire de 4,0% par rapport à mars, de mauvais augure pour la tendance à venir.

La production industrielle des États-Unis est quant à elle restée stable en avril, du fait d'un recul dans le secteur automobile, là où les analystes tablaient sur une petite progression.

Le baril est tombé jusqu'à 95,02 $, avant de rebondir et de limiter ses pertes en fin de séance à la faveur d'un affaiblissement du dollar face à l'euro, en pleine discussions en Europe destinées à trouver une solution aux problèmes de dette de la Grèce.

«L'humeur a changé sur le marché, d'une situation de croissance économique et d'un euro fort» à une monnaie européenne fragilisée par la crise de la dette publique, a souligné Phil Flynn.

Dans un marché particulièrement nerveux depuis environ deux semaines, la volatilité a été exacerbée par l'arrivée à expiration d'options sur les contrats, a souligné Rich Ilczyszyn, de Lind-Waldock.

«C'est pour cela qu'on voit des hauts et des bas, dans un marché peu étoffé», a ajouté l'analyste.

Les investisseurs continuaient de surveiller l'évolution des inondations dans le Sud des États-Unis. Le recours au délestage a permis d'éloigner le risque de voir les raffineries situées le long du fleuve Mississipi s'arrêter à cause de la crue. Cette dizaine d'installations représente un peu plus de 13% des capacités de raffinage du pays.