Après avoir piloté l'une des faillites les plus importantes de l'histoire du Québec, David Paterson pourra-t-il apprendre la langue de Molière, parlée par environ la moitié de ses employés?

Vincent Brousseau-Pouliot LA PRESSE

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David Paterson s'est installé au siège social de Montréal en janvier 2007, peu après sa nomination comme PDG d'AbitibiBowater. Presque trois ans plus tard, il ne parle pas français. La moitié des 11 000 employés d'AbitibiBowater vivent au Québec.

«En raison de la restructuration, je n'ai pas pris le temps d'apprendre le français, dit l'Américain de 55 ans. Certains hommes d'affaires américains ont appris le français. C'est un choix personnel. Nous sommes gâtés, car dans notre industrie, la plupart de notre travail peut se faire en anglais partout dans le monde. Comme anglophones, nous sommes aussi gâtés à Montréal parce que la plupart des gens d'affaires sont parfaitement bilingues. Dans les occasions sociales, vous devez être capable de parler un peu français pour être poli. Je peux dire bonjour, merci, au revoir.»

David Paterson adore vivre à Montréal. «C'est froid l'hiver! À part ça, c'est génial. Montréal est une ville intéressante et excitante», dit celui qui a vécu à Atlanta durant 20 ans et en Caroline-du-Sud durant un an avant de s'établir à Montréal.