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Questions pour un patron: ABB Canada mise sur la collaboration

Nathalie Pilon est présidente-directrice générale d'ABB Canada. Elle... (PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, ARCHIVES LA PRESSE)

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Nathalie Pilon est présidente-directrice générale d'ABB Canada. Elle est est titulaire d'un baccalauréat en administration des affaires, avec spécialisation en comptabilité de HEC Montréal.

PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, ARCHIVES LA PRESSE

Emilie Laperrière

Collaboration spéciale

La Presse

La Presse Affaires donne la parole aux grands dirigeants du Québec. Chaque semaine, un patron répond à cinq questions posées par le chef d'entreprise interviewé la semaine précédente. Et ainsi de suite.

Nathalie Pilon, présidente-directrice générale d'ABB Canada, répond aujourd'hui aux questions de Christian Daigle, cofondateur et chef de la direction de Frima Studios.

Comment percevez-vous votre nouveau rôle de PDG d'ABB Canada au sein de l'entreprise et qu'aimeriez-vous atteindre comme objectifs ?

C'est d'abord un rôle de leader. Je dois amener la perspective vers le client et m'assurer que nos objectifs sont alignés vers lui. C'est évidemment aussi mon rôle de nous donner des objectifs communs. La santé et la sécurité de nos employés sont à la base de tout ce qu'on fait. On travaille quand même avec des équipements qui ont de la haute tension ou qui ont des décharges importantes. L'objectif est d'avoir zéro incident, et on y travaille. Ensuite, c'est la croissance dans un contexte un peu plus difficile. On doit tirer notre épingle du jeu. Le troisième objectif, c'est la satisfaction du client. On doit s'assurer d'ajouter de la valeur.

Comment se positionne le Québec dans les secteurs des technologies de l'énergie et de l'automatisation ?

Hydro-Québec y a été pour beaucoup dans le secteur de l'énergie, du développement de technologies et de la grappe autour de tout ça. Ça a positionné le Québec de façon favorable sur l'échiquier canadien. Pour ce qui est de l'automatisation, on a plusieurs occasions. Je pense qu'on tire notre épingle du jeu, mais on aurait intérêt à regarder ce que d'autres font pour intégrer ces technologies dans nos processus manufacturiers et voir comment investir pour assurer la pérennité de nos entreprises. L'Allemagne a, par exemple, vraiment valorisé ses emplois techniques. Ça lui a apporté beaucoup de techniciens performants, et on dit que le pays est celui qui produit le plus d'équipement automatisé. Ils sont à l'avant-garde, ils ajoutent de la valeur dans les processus.

Quels sont les secteurs d'activité émergents au niveau de l'automatisation ?

Ce qu'on voit beaucoup, c'est l'automatisation des processus (des mouvements répétitifs, par exemple). On mise aussi sur l'accumulation de données. Si tu as des automates à différents endroits sur ta chaîne de valeurs, il y a tellement de données que tu peux aller chercher. Ces données-là donnent plusieurs informations. Il y a également la gestion des actifs à distance : utiliser l'automatisation pour avoir accès aux données ou aux équipements à distance et tout lier. On parle beaucoup chez ABB de l'internet des objets au service des gens. Il s'agit d'essayer d'avoir de l'information qui puisse aider en maintenance préventive et qui permette de recevoir des signaux quand il y a des erreurs ou des anomalies sur la chaîne de production. On peut donc faire les choses en amont plutôt qu'en mode réactif.

Avec votre implication dans le projet Solar Impulse, quelles sont les applications commerciales ou industrielles de cette démarche ainsi que les impacts à moyen terme ?

On apprend. C'est un projet de recherche où on apprend comment les instruments qu'on a dans l'avion ou la charge solaire peuvent se transmettre pour permettre la propulsion de l'avion. On n'a pas encore défini comment on va pouvoir commercialiser ça. On va chercher des éléments dans l'espace qui vont pouvoir nous pousser à développer autre chose. C'est aussi un projet pour se permettre de penser plus loin, de rêver et de penser qu'il n'y a rien d'impossible. Il faut y mettre le temps et les énergies pour voir ce qu'on pourra en tirer. Pour l'instant, on accumule de l'information, il y a plusieurs facteurs qui sont observés. La devise d'ABB, Pour un monde meilleur, cadre dans ce projet-là.

Suite à l'annonce de la création du campus ABB à Montréal, quels sont les principaux défis logistiques en lien avec la création de ce campus ?

Mon principal défi, c'est la gestion du changement parce qu'on s'en va dans un espace ouvert. On veut vraiment intégrer de nouvelles tendances dans nos bureaux et créer de la collaboration. On parlait de mes objectifs tantôt. Assurer la collaboration à travers toute l'organisation en est un. J'essaie de créer l'espace de travail qui va favoriser ça. On devra tous laisser nos choses à la porte parce qu'on n'aura pas de bureau. La luminosité et le travail d'équipe vont être mis de l'avant. Préparer les gens à cette transformation, c'est un défi. Et ça m'inclut aussi !

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À lire la semaine prochaine : Éric Bédard, associé directeur de Fasken Martineau pour la région du Québec, répond aux questions de Nathalie Pilon.

LE PARCOURS DE NATHALIE PILON EN BREF

Âge : 49 ans

Études : Nathalie Pilon est titulaire d'un baccalauréat en administration des affaires, avec spécialisation en comptabilité de HEC Montréal.

PDG depuis : 1er octobre 2015

Nombre d'employés : plus de 4000 au Canada, dont près de 3000 au Québec

Avant de diriger ABB Canada : elle a amorcé sa carrière au sein du cabinet comptable KPMG. Elle a ensuite occupé notamment le poste de présidente de Thomas & Betts au Canada et celui de vice-présidente de la division Produits à basse tension pour ABB Canada.




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