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Relève inc.: Hugo Delorme, la jeune star des «PR»

Hugo Delorme travaille pour National depuis 11 ans.... (PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE)

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Hugo Delorme travaille pour National depuis 11 ans. À 28 ans, il est devenu le plus jeune associé jamais admis au cénacle de cette boîte de relations publiques, la plus importante au Canada.

PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE

Stéphane Champagne

Collaboration spéciale

La Presse

Talentueux, engagés, audacieux. La Presse Affaires présente le portrait de jeunes entrepreneurs, gestionnaires et professionnels qui forment la relève de demain.

À 21 ans, à sa sortie de l'université, Hugo Delorme a obtenu son premier emploi chez National. À 28 ans, il est devenu le plus jeune associé jamais admis au cénacle de cette boîte de relations publiques, la plus importante au Canada.

Hugo Delorme doit sans cesse expliquer son travail à ceux qui l'entourent. La vraie vie d'un associé et d'un gestionnaire d'une boîte de « PR » n'a rien à voir avec ce que véhiculent des téléséries comme Mirador.

Inscrit au registre des lobbyistes, Hugo Delorme est directeur du groupe Affaires publiques au siège social de Montréal de National. Sa grande spécialité : les relations gouvernementales. Pas étonnant que, pour sa maîtrise en gestion, son mémoire ait porté sur le marketing politique des deux principaux partis politiques fédéraux. Cet infatigable travailleur vient par ailleurs de terminer un second MBA, exécutif cette fois.

Hugo Delorme se présente comme une courroie de transmission entre ses clients et les gouvernements, qu'il s'agisse d'une multinationale voulant connaître les règles fiscales du Canada avant de venir s'y s'établir ou d'un promoteur immobilier peu ferré en changements de zonage.

Travailleur dans l'ombre, il est derrière plusieurs dossiers et autres projets dont le grand public n'entendra parler que dans quelques années.

***

Quatre questions à un jeune leader ayant la réputation de toujours remplir ses engagements.

Quels sont vos défis en tant qu'associé d'un cabinet de relations publiques ?

Sur une base quotidienne, c'est assurément d'être en mesure de jongler avec de nombreuses responsabilités : gérer une équipe nombreuse et conseiller plusieurs dirigeants d'entreprise en ce qui a trait à leurs différents enjeux. Le rythme est effréné et exigeant, mais stimulant. Je dois sans cesse réagir promptement sans faire d'erreurs. Le niveau d'adrénaline est souvent élevé. Je me sens parfois comme un équilibriste sur un fil de fer.

Aussi, je dois veiller au maintien de la réputation de la firme et à sa pérennité. Comme le disait notre fondateur, Luc Beauregard, nous sommes devenus les plus gros en voulant être les meilleurs.

Quel a été votre pire échec duquel vous avez appris ?

En 2014, je n'ai pas été en mesure de terminer une régate de voile sur le lac Memphrémagog. C'était ma quatrième sortie sur mon voilier. Il n'y avait pas de vent. Je ne pouvais concevoir que les autres avançaient et pas nous. Selon mes estimations, nous serions arrivés au 5 à 7 vers 4 h du matin. J'ai progressé depuis et acquis de nouvelles aptitudes qui me permettraient, je crois, d'au moins franchir le fil d'arrivée. J'ai appris que bien de la volonté et de la débrouillardise ne pouvaient remplacer l'expérience et certaines aptitudes techniques.

Où vous voyez-vous dans 10 ans ?

En train de continuer d'accomplir des choses, d'atteindre des objectifs et de réaliser des projets de plus en plus grands tout en demeurant dans l'action. Ce qui me motive, c'est de bâtir, de faire des affaires, de mettre sur pied des structures, des équipes, régler des situations complexes qui ont des impacts majeurs. Je carbure aux cibles et aux objectifs. Une collègue m'a déjà fait remarquer que je ne savourais pas mes bons coups. C'est peut-être parce que le temps passe tellement vite. Dix ans, c'est demain. Pour une raison que j'ignore, j'ai toujours été habité d'un sentiment d'urgence.

Nommez-moi une personne qui vous inspire ?

Luc Beauregard, fondateur de National. J'ai eu le privilège de l'avoir comme mentor. Il a été le pilier des relations publiques au Canada et a eu un impact décisif sur la profession. Luc n'acceptait aucun compromis sur la rigueur et l'intégrité. Il donnait l'heure juste quant à sa lecture des enjeux et non pas ce que le client souhaitait entendre. Il a également su s'entourer des bonnes personnes pour que sa vision puisse se réaliser. C'est notamment lui qui m'a encouragé à compléter le EMBA McGill-HEC. Il me manque ainsi que ses conseils.




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