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Quels programmes choisir pour devenir gestionnaire de portefeuille?

Dans le Grand Montréal, 54 % des 100 000 personnes... (PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE)

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Dans le Grand Montréal, 54 % des 100 000 personnes qui travaillent dans le secteur financier sont à l'emploi des banques et des intermédiaires financiers.

PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE

Martine Letarte

Collaboration spéciale

La Presse

Q: «J'aimerais devenir gestionnaire de portefeuille. Je me suis inscrite au baccalauréat en administration des affaires. Quel cheminement devrais-je choisir pour atteindre mon objectif? Est-ce qu'il serait préférable que je fasse une maîtrise par la suite? Si oui, laquelle?» - Vanessa

R: L'option finance du baccalauréat en administration des affaires est celle qui vous permettra vraiment de toucher à la gestion de portefeuille. À HEC Montréal, par exemple, cette option comprend deux cours clés: placements et gestion de portefeuille.

«Le premier permet à l'étudiant d'être en mesure d'analyser des titres, comme des actions et des obligations, puis de voir leur potentiel», explique Jean Roy, professeur responsable de l'option finance à HEC Montréal.

Le suivant permet d'aller vers la synthèse.

«Lorsqu'on gère le portefeuille d'un client, on doit bien comprendre ses besoins et tenir compte de son aversion contre le risque pour lui faire des propositions, explique le professeur. Une fois la proposition bien implantée, il faut mesurer le rendement du portefeuille en fonction du risque qui a été pris par rapport à l'objectif du client.»

Par la suite, il est conseillé d'obtenir une maîtrise - en finance toujours! - pour travailler dans le domaine.

«Les exigences du marché augmentent avec le temps et aujourd'hui, pour obtenir les meilleurs postes, ça prend une maîtrise, affirme Jean Roy. Elle permet de monter de niveau en théorie et en analyse mathématique. La maîtrise se penche notamment sur le domaine très important des produits dérivés comme les options et les contrats à terme qui permettent de sécuriser un portefeuille.»

Enfin, le professeur remarque que dans l'industrie, il est pratiquement devenu la norme d'aller chercher son titre de CFA (Chartered Financial Analyst). Pour l'obtenir, il faut réussir trois examens du CFA Institute et cumuler deux ans d'expérience reconnue. HEC Montréal propose aussi des cours au baccalauréat pour se préparer aux examens.

Malgré tout cela, il ne faut pas s'attendre à devenir gestionnaire de portefeuille en sortant de l'université.

«On commence comme analyste junior, puis senior, puis on devient assistant gestionnaire de portefeuille, puis gestionnaire, énumère Jean Roy. Pour gérer un portefeuille de plusieurs millions de dollars, ça prend une certaine maturité et de l'expérience. Puis, il faut obtenir de bons résultats. Sinon, il n'y a pas de pitié: on se fait éjecter très rapidement. Par contre, la rémunération de base est intéressante et les gestionnaires ont souvent des bonus assez généreux quand ils atteignent leurs cibles.»

Question d'actualité

Q: Y a-t-il beaucoup d'emplois à Montréal en finance?

R: Le secteur financier du Grand Montréal compte près de 3000 entreprises et emploie près de 100 000 personnes. Environ 15 % de ces emplois sont dans les valeurs mobilières. Les banques et les intermédiaires financiers en fournissent 54 %, et 31 % sont dans les assurances et activités connexes. Les programmes de formation universitaire dans le domaine sont aussi populaires puisqu'environ 2000 personnes reçoivent leur diplôme chaque année.




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