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Portrait: Kaven Labrie, matelot de pont

Kaven Labrie est matelot de pont à forfait... (Photo Martin Chamberland, La Presse)

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Kaven Labrie est matelot de pont à forfait depuis 2009.

Photo Martin Chamberland, La Presse

Marie Lambert-Chan
La Presse

Pourquoi avez-vous choisi ce métier?

Mon oncle est chef ingénieur sur un navire. Quand j'étais jeune, il me racontait ses périples en mer. Ça m'a donné le goût!

En quoi consiste votre travail?

Sous les ordres des officiers, je veille au bon fonctionnement de l'équipement du pont. J'exécute des travaux d'entretien de la coque, des câbles d'acier, des amarres, des cordages, etc. J'aide au chargement et au déchargement du navire. J'effectue des tâches d'entretien ménager ainsi que des travaux de plomberie, de menuiserie et de peinture.

Qu'avez-vous fait comme études?

J'ai suivi différents cours au Centre de formation aux mesures d'urgence de l'Institut maritime du Québec (IMQ) à Saint-Romuald: matelotage, familiarisation pour pétroliers et bâtiments-citernes pour produits chimiques, aptitude à l'exploitation des bateaux de sauvetage et canots de secours et formation aux fonctions d'urgence en mer.

Quel a été votre cheminement professionnel?

En 2005, j'ai travaillé comme journalier à quai pour le Groupe Desgagnés. En 2009, à la suite de ma formation à l'IMQ, j'ai occupé brièvement un poste de qui consiste entre autres à faire de la plonge et à nettoyer la salle à manger, les chambres des officiers, les salles des machines. Par la suite, j'ai accédé à la fonction de matelot de pont. Depuis, je travaille à forfait sur des pétroliers et des navires de cargaison sèche, principalement pour le Groupe Desgagnés et Canada Steamship Lines.

Décrivez une journée typique de travail.

À 8h le matin, je rencontre l'officier pour recevoir mes directives de travail. Chaque jour, c'est différent. Je peux être appelé à faire des rondes de sécurité sur le pont, vérifier le niveau d'eau potable dans les réservoirs, faire des travaux de peinture, déneiger le pont, nettoyer le cargo après un déchargement... Ma journée se termine vers 17h.

Quel est votre plus grand défi?

Me surpasser dans mon travail afin d'obtenir mon brevet de timonier et un poste permanent sur un navire.

Qu'aimez-vous le plus dans ce travail?

L'aventure! J'ai visité des ports en France, en Espagne et aux États-Unis. J'ai vu des paysages magnifiques.

Qu'est-ce que les gens ignorent de votre métier?

Ils ne savent pas que nous avons de bons salaires et que nous manquons de relève.

Quelles sont les qualités et aptitudes requises?

Une excellente endurance physique, de la dextérité, de la débrouillardise, de la minutie. Il faut savoir travailler sous pression, être capable de recevoir et de respecter des ordres, aimer voyager... et ne pas être tropennuyeux!

Personnes en emploi (2011): 600

Perspectives d'emploi (2012-2016): restreintes

Taux de chômage (2011): élevé

Demande de main-d'oeuvre (2011-2016): modérée

Fourchette de revenus annuels: de 40 000 à 75 000$

Source: Emploi-Québec, Information sur le marché du travail et Comité sectoriel de main-d'oeuvre de l'industrie maritime




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