Quand il a terminé son DEC en techniques d'avionique à l'École nationale d'aérotechnique (ENA), Joe Nachef n'a eu aucune difficulté à dénicher son premier emploi. Et pour cause: Montréal est l'un des trois fleurons de l'aérospatiale dans le monde, avec Seattle et Toulouse. Le Québec compte 42 000 travailleurs spécialisés dans ce domaine au sein de 212 entreprises, dont la majorité est située dans le Grand Montréal. Parmi elles, plusieurs leaders de l'industrie sont sur place: Bombardier Aéronautique, CAE, Héroux-Devtek, Bell Helicopter Textron et Pratt&Whitney, entre autres.

Mis à jour le 15 oct. 2012
Caroline Rodgers, collaboration spéciale LA PRESSE

Le premier emploi de Joe Nachef dans son domaine était chez CAE. Mais les attentats du 11 septembre 2001 ont fait mal à l'industrie et plusieurs entreprises faisaient des mises à pied. C'est à cette époque qu'il a changé d'emploi et est entré chez Bombardier. Il y travaille toujours et est récemment devenu superviseur, opérations.

L'avionique est l'ensemble des équipements électriques, électroniques et informatiques d'un aéronef. De façon générale, un technologue en avionique est formé pour intervenir dans l'assemblage, l'installation, la vérification, l'inspection, les tests, les modifications, les réparations et l'entretien de tous ces composants.

Une passion

«Nous intervenons une fois que le fuselage de l'avion est assemblé, et jusqu'à sa livraison, dit Joe Nachef. Nous installons tout ce qui est électrique et électronique dans l'appareil puis nous le testons selon des procédés très rigoureux pour nous assurer que tout est conforme et sécuritaire. L'avionique est ma passion. Quand on est jeune, on rêve de devenir pilote, et c'est un domaine qui s'en approche, d'une certaine façon, en mieux, car il nous permet de comprendre en détail tous les systèmes.»

Selon l'ENA, les aptitudes recherchées sont la facilité à travailler en équipe et à s'adapter aux changements technologiques, savoir travailler en respectant des normes et des procédés établis et une bonne habileté manuelle. La connaissance de l'anglais est un atout.

«Nous devons être très rigoureux et précis, patients, et avoir une vision d'ensemble, de la logique et une bonne compréhension des systèmes pour être capables de trouver les sources des problèmes», dit-il.

Les diplômés du DEC ont plusieurs possibilités d'emploi: entreprises d'entretien et de réparation d'aéronefs, transporteurs et services aériens, industrie et fabrication d'instruments d'avionique, industrie aérospatiale, écoles de pilotage, gouvernements, Forces armées canadiennes et industrie électronique.

Techniques d'avionique

Milieux de travail: Industrie de l'aéronautique et de l'aérospatiale, transporteurs aériens, Forces armées canadiennes, ateliers de réparation d'instruments de précision, sociétés manufacturières d'avions et de produits connexes, fabricants d'appareils ou d'équipements électroniques

Diplômés de 2010 en emploi: 64,3%

En emploi à temps plein: 88,9%

En emploi en lien avec la formation: 50%

Salaire hebdomadaire brut moyen: 874$

Sources: La relance au collégial des formations techniques sur la situation d'emploi des diplômés de 2010 et monemploi.com.