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Crise et avancement de carrière

«C'est certain qu'en temps de crise, ce n'est pas le timing idéal pour poser... (Photo: Photothèque La Presse)

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Photo: Photothèque La Presse

«C'est certain qu'en temps de crise, ce n'est pas le timing idéal pour poser des gestes agressifs pour faire avancer sa carrière», prévient d'abord Brigitte Bourque, coach de gestion.

Mais attention! Il n'y a pas lieu de se décourager pour autant. «L'avantage qu'ont les travailleurs par rapport à la dernière crise économique, c'est la situation démographique. Les employeurs hésitent à laisser aller de la main-d'oeuvre, parce qu'ils savent que lors de la reprise, ils auront de la difficulté à réembaucher à la hauteur de leurs besoins», affirme Florent Francoeur, président-directeur général de l'Ordre des conseillers en ressources humaines agréés (CRHA).

 

Les employeurs, forcés de faire des mises à pied, y vont donc stratégiquement. «Ils font des offres aux gens qui sont près de la retraite et ensuite, ils regardent les employés incompétents, improductifs et difficiles», ajoute-t-il.

Les employeurs essayent donc de garder les employés talentueux sur qui ils miseront à long terme. Comment faire partie de ce club sélect? Évidemment, la question des compétences est capitale, d'après M. Francoeur.

«Les employeurs ne peuvent pas laisser partir les meilleurs cerveaux. Ils veulent garder les gens qui apportent le plus à l'entreprise.»

Les travailleurs qui n'ont pas eu le réflexe de garder leurs connaissances à jour ne doivent toutefois pas paniquer.

«Il est encore temps de montrer qu'on veut apprendre», nuance le CRHA.

Entretenir son réseau est aussi très important. Le réseau extérieur à l'entreprise, évidemment, parce qu'on n'est jamais trop prudent, mais aussi le réseau interne. «Il faut entretenir de bonnes relations à l'horizontale comme à la verticale: avec les patrons, les employés et les collègues. En temps de crise, l'humain a souvent le réflexe de penser à lui d'abord, mais c'est très important de montrer un esprit d'équipe fort, de rendre service aux autres, de montrer qu'on existe et qu'on fait de bons coups», affirme Brigitte Bourque.

Sans être jovialiste, le travailleur se doit aussi d'être positif. «On n'a pas besoin de gens négatifs, surtout en temps de crise. On a besoin de se serrer les coudes, de travailler ensemble, de sentir qu'on passera à travers», affirme M. Francoeur.

Les gens polyvalents sont aussi très recherchés actuellement. «On a avantage à garder dans les entreprises des gens qui sont capables de faire des tâches variées et qui sont prêts, au besoin, à en faire plus ou à changer un peu la nature de leur travail. On veut des gens qui contribuent à l'évolution de l'entreprise», ajoute-t-il.

Il faut toutefois demeurer prudent, nuance Brigitte Bourque. «Avant de faire une proposition, il faut qu'elle soit pertinente pour l'entreprise. Il ne faut surtout pas passer pour quelqu'un de déconnecté.»

La coach de gestion croit également qu'en temps de crise, il est important de rester calme.

«Lorsqu'on vit de l'insécurité, bien des gens paniquent, alors que c'est important de montrer qu'on est capable de bien gérer son stress. Lors d'une tempête, les gens se tournent naturellement vers ceux qui gardent la tête froide et qui inspirent confiance.»

C'est aussi très important, d'après Florent Francoeur, d'éviter d'alimenter les rumeurs qui font qu'augmenter le niveau d'insécurité dans l'entreprise.

Brigitte Bourque est du même avis. «En se tenant loin des rumeurs, on dégage davantage de confiance et de stabilité.»

Elle affirme que cette règle est encore plus vraie lorsqu'on est en position d'autorité. «Plus on est haut placé, plus ce que l'on dit est amplifié et interprété. Il faut dégager le calme, sans toutefois avoir l'air déconnecté. Il faut être sensible à ce qui se passe, compatir, mais aussi mobiliser les troupes et mettre le focus sur les priorités.»

Enfin, en ces temps incertains, il faut éviter de prendre des décisions sur un coup de tête.

«Il faut bien sûr demeurer à l'affût des occasions, mais il faut être prudent, prévient Mme Bourque. Car rien n'est à l'épreuve de la crise. Et vaut mieux parfois consolider ses acquis dans une entreprise stable même si on n'est pas tout à fait satisfait de son job que de risquer d'accepter un poste dans une entreprise qu'on ne connaît pas.»

10 trucs pour sortir gagnant de la crise

> Être positif

> Rester calme

> Avoir une bonne visibilité

> Être volontaire et polyvalent

> Avoir un bon esprit d'équipe

> Mettre ses compétences à jour

> Demeurer loin des rumeurs

> Éviter de prendre des décisions précipitées

> Faire preuve de sensibilité

> Entretenir son réseau

 




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