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L'Aubainerie veut profiter des fermetures

J. Pedro Lopez, nouveau PDG de L'Aubainerie, ne... (PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE)

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J. Pedro Lopez, nouveau PDG de L'Aubainerie, ne cache pas son ambition de percer le marché américain.

PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE

André Dubuc
André Dubuc
La Presse

Les caisses enregistreuses du magasin de vêtements mode abordable pour la famille L'Aubainerie tintent comme jamais, ce qui fait contraste avec les fermetures en série de boutiques comme Mexx ou Jacob.

Fidèle à son créneau beau-bon-pas cher, L'Aubainerie fait des petits. Les ventes de magasins de type comparable ouverts depuis au moins un an sont encore en croissance cette année. L'entreprise fondée en 1944 par Jean-Noël Croteau, à La Tuque, n'entend pas s'arrêter en si bon chemin.

Voici la stratégie du nouveau PDG, J. Pedro Lopez, pour accélérer la croissance d'un succès québécois de la vente au détail. M. Lopez, 48 ans, a remplacé en janvier 2014, sur une base intérimaire, Norman Décarie qui avait été en poste 16 ans. M. Lopez est devenu PDG en juin 2014.

Ajout d'enseignes spécialisées

Le territoire québécois est bien couvert par les magasins L'Aubainerie, à trois ou quatre exceptions près. Chaque franchise bénéficie d'un territoire protégé qui empêche la multiplication des enseignes L'Aubainerie. Qu'à cela ne tienne, la croissance passera par le lancement de nouvelles enseignes spécialisées de magasins de 10 000 pieds carrés, axés tantôt sur les bébés et l'enfant, tantôt sur la mode masculine, mais toujours à prix populaire.

«Les fermetures ont laissé une clientèle orpheline, laquelle cherche un certain niveau de qualité et de style sans nécessairement se rendre aux prix intermédiaires que proposaient ces anciennes enseignes», explique J. Pedro Lopez, en entrevue. Les premières ouvertures surviendraient en 2017.

À Gaspé, notamment, les citoyens réclament publiquement l'ouverture d'une Aubainerie, comme on entend parfois les consommateurs réclamer l'ouverture d'un Costco ou d'un Walmart. Ils seront bientôt entendus. «Gaspé, c'est l'une des places. La Beauce aussi, c'est un beau territoire à exploiter. Il y en a trois ou quatre comme ça maximum», dit M. Lopez, originaire d'Espagne, mais qui vit au Québec depuis l'âge de 4 ans.

On dénombre 41 magasins L'Aubainerie et 17 L'Aubainerie Entrepôt. Un 42e Aubainerie ouvrira à Saint-Bruno, à proximité des Promenades de Saint-Bruno. Celui de Saint-Jean-sur-Richelieu déménagera pour aller occuper la moitié de l'ancien Target au Carrefour Richelieu. Les magasins de Saint-Constant et de Saint-Hyacinthe feront l'objet d'une rénovation de fond en comble.

Exportateur de vêtements

Dans la discrétion, L'Aubainerie a acheté en août 2014 son plus important fournisseur - environ 15% de ses achats -, Groupe Boyz, de la rue Louvain à Montréal, devenant une entreprise intégrée verticalement. Le prix n'a pas été dévoilé. Depuis, le chiffre d'affaires du fournisseur a doublé! L'Aubainerie s'est lancée dans la distribution de ses collections chez Costco et Forzani (Sports Experts). Le détaillant devenu manufacturier exporte maintenant ses fringues hors Québec, au Canada anglais et au Mexique. «Nous avons tout intérêt à entrer aux États-Unis», dit le PDG.

Site transactionnel

Entreprise dynamique sur les médias sociaux avec 114 000 amis sur Facebook, L'Aubainerie lancera son site transactionnel en 2016, lui permettant d'atteindre les clientèles éloignées de ses 58 points de vente. «On voit qu'avec le peu de transactionnel qu'on fait avec Véro et Airoldi présentement, le succès est déjà là. Même du monde des États-Unis achète nos collections», confie M. Lopez, un ancien d'Uniprix, H. Grégoire et Birks. Au départ, seules quelques collections seront offertes. La demande dictera le rythme d'ajout de styles dans l'offre virtuelle.

Nouveau conseil et nouveau siège social

Auparavant, le C.A. de L'Aubainerie était exclusivement composé de franchisés-actionnaires, souvent membres de la famille élargie des fondateurs. Le groupe a désormais ouvert le conseil à trois administrateurs indépendants: Jacques Nantel, professeur de HEC Montréal, Me Patrice Vachon, de Fasken Martineau, et Denis Labrecque, de Norcap.

La chaîne est à la recherche d'un nouveau siège social de 40 000 à 50 000 pieds carrés pour accueillir les 70 employés du siège social de L'Aubainerie et les 70 employés de Boyz Group. Tout est sur la table: agrandissement à Anjou, déménagement ou achat d'un immeuble. M. Lopez espère clore ce dossier au plus tard d'ici l'été prochain.

Une société de gestion A.U.B. Corp a été créée. Elle détient à la fois le franchiseur des magasins Aubainerie et le Groupe Boyz.




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