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American Apparel évince son fondateur Dov Charney

Le Montréalais d'origine Dov Charney, président-fondateur d'American Apparel, a été... (Photo Anne Gauthier, archives La Presse)

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Le Montréalais d'origine Dov Charney, président-fondateur d'American Apparel, a été suspendu de ses fonctions de président du conseil d'administration avec effet immédiat et sera licencié dans les trente jours, selon un communiqué publié mercredi soir.

Photo Anne Gauthier, archives La Presse

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Agence France-Presse
New York

Le groupe textile American Apparel (APP), qui se flatte de produire encore une partie de ses vêtements aux États-Unis, a évincé son fondateur, le canadien Dov Charney, incapable de mettre un terme à la descente aux enfers boursiers de sa société.

M. Charney a été suspendu de ses fonctions de président du conseil d'administration avec effet immédiat et sera licencié dans les trente jours, selon un communiqué publié mercredi soir.

American Apparel explique que la décision d'évincer M. Charney est la conséquence «de l'enquête en cours sur sa conduite», en une référence probable aux accusations de harcèlement sexuel dont il fait l'objet.

Le conseil d'administration l'a remplacé provisoirement par un triumvirat: le directeur financier John Luttrell, un vétéran de l'industrie textile passé par Old Navy et The Wet Seal, va prendre la direction opérationnelle, alors que la présidence du conseil sera conjointement assumée par MM. Allan Mayer et David Danziger.

«Cela ne nous rend pas joyeux mais le conseil d'administration a estimé que c'était la bonne chose à faire. Dov Charney a fondé American Apparel mais la compagnie ne se résume plus à un homme et nous sommes convaincus que ses plus beaux jours sont encore devant elle», a commenté M. Mayer, cité dans le texte.

Fondé en 1989 à Montréal et désormais basé à Los Angeles, American Apparel a connu une forte croissance, alimentée par des publicités souvent sulfureuses. La société met aussi fortement en avant qu'une partie de sa production reste effectuée depuis son usine californienne.

Mais ses finances battent de l'aile: la société a encore perdu l'an dernier 106,3 millions de dollars sur des ventes de 633,9 milions. Elle avait déjà été déficitaire de 37,3 millions en 2012 et de 39,3 millions en 2011.

Son action, qui avait un temps dépassé les 15 dollars, n'en valait plus que 0,64 mercredi soir, ce qui correspondait à une capitalisation boursière famélique de 111 millions de dollars.




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