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IGA veut provoquer un virage santé

Claude Tessier, président de Sobeys Québec, veut que... (PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE)

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Claude Tessier, président de Sobeys Québec, veut que « la passion de l'alimentation soit dans l'ADN de tous les nouveaux employés embauchés ».

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

Sobeys (T.EMP.A) espère devenir un vecteur de changement pour améliorer l'alimentation des Québécois. Un «virage majeur» en faveur du «plaisir de mieux manger» qui vise aussi à accroître la fidélité des clients et à différencier IGA de ses concurrents.

«C'est plus qu'une campagne de marketing. On veut lancer un mouvement», insiste le président de Sobeys Québec, Claude Tessier, en entrevue avec La Presse. Le «virage» touchera toutes les enseignes chapeautées par Sobeys (IGA, Rachelle-Béry, Tradition, Bonichoix, Boni-Soir et Voisin). Il bénéficie d'un budget de «quelques millions».

Le dirigeant, qui a fait trois demi-marathons l'an dernier, affirme que la santé est quelque chose qui lui tient personnellement à coeur. Avec tous les problèmes liés à l'obésité et à la surconsommation de sel, il est temps d'agir à grande échelle, croit-il. «Il faut se lever comme industrie et dire «c'est assez».»

Engagements

Les neuf engagements qui seront annoncés aujourd'hui par Sobeys visent autant les employés que les partenaires d'affaires, les marchands et les citoyens.

Concrètement, un forum sur l'alimentation aura lieu en octobre, et les employés pourront suivre des cours de cuisine. Les marchands IGA recevront le soutien nécessaire à l'organisation de «foires festives» (promotions et dégustations de produits) à compter de juin. Les clients auront accès à des fruits et légumes certifiés sans OGM et à du boeuf haché bio.

«C'est un positionnement. Les consommateurs pourront se dire qu'il y a une destination pour mieux manger», résume Claude Tessier.

Aux clients de voter

De leur côté, les fournisseurs recevront davantage d'information sur les habitudes d'achat des clients (données recueillies grâce aux cartes Air Miles) pour qu'ils puissent développer des aliments qui répondent réellement aux attentes. «Les fournisseurs, ce sont eux qui tiennent la salière et le sucrier, qui suremballent leurs produits. Alors, c'est délicat. Mais si personne ne fait les premiers pas, y'a rien qui se passe», note Claude Tessier, qui souhaite que Sobeys agisse comme un «filtre».

L'idée de donner des notes aux aliments, comme le font Metro (repères-sourires) et Loblaw (Guiding Stars), n'a pas été retenue, car «on veut aller plus loin que la liste des ingrédients d'un produit».

Pour le bien-être collectif, Sobeys ira-t-il jusqu'à retirer un peu de malbouffe de ses tablettes? «C'est une discussion qu'on a», répond le dirigeant, sans trop s'étendre sur le sujet. Le détaillant préfère laisser aux consommateurs la liberté de faire des choix. Et s'ils cessent d'acheter des produits malsains, ceux-ci seront retirés des commerces... pour cause d'impopularité.

Claude Tessier ne nie pas que les fruits et légumes, ainsi que les produits santé à valeur ajoutée, génèrent de meilleures marges de profit. Mais l'objectif n'est pas d'accroître les ventes de ces catégories, assure-t-il. «On cherche davantage à accroître la fidélité des consommateurs. C'est rendu qu'ils visitent en moyenne trois enseignes par mois. Ça va améliorer les ventes, et la rentabilité suivra. La loyauté, c'est pas juste des points, c'est une offre, ce sont des valeurs qu'on partage.»

De la salade au dépanneur

L'offre des dépanneurs doit aussi être améliorée. La nouvelle enseigne IGA Express (un hybride entre une épicerie, un dépanneur et un restaurant) permet d'en apprendre beaucoup sur les habitudes de consommation. Considéré comme un «laboratoire», le concept a permis de découvrir que les salades repas et les crudités en petits contenants se vendent très bien. Ce qui fait dire au grand patron que «l'offre dans les dépanneurs n'est pas adaptée à la demande».

«J'aime faire du vélo. Après deux heures à pédaler, c'est frustrant d'entrer dans un dépanneur. C'est difficile d'y trouver une collation santé. Même les barres tendres sont rares!»

Un sondage CROP réalisé l'automne dernier pour Mélior indiquait que 93% des Québécois croient que les entreprises sont responsables de les informer du mieux qu'elles peuvent pour les aider à prendre des décisions éclairées quant à leur santé et leurs choix de consommation.




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