Le grand patron de l'autorité réglementaire des banques du Canada a indiqué mardi que son agence avait identifié des risques potentiels liés à l'endettement des ménages et à la hausse des prix de l'immobilier dans certains marchés, et qu'elle n'hésiterait pas à agir.

Mis à jour le 3 oct. 2017
LA PRESSE CANADIENNE

Jeremy Rudin a assuré que le Bureau du surintendant des institutions financières (BSIF) n'avait pas l'intention d'attendre que ces risques se concrétisent en une hausse des arriérés et des défauts avant de mettre certaines mesures en place.

Le surintendant a notamment souligné les récentes propositions du BSIF au chapitre des normes de souscription des prêts hypothécaires, qui comprennent une simulation de crise plus stricte pour les demandes d'hypothèques non garanties.

M. Rudin s'exprimait mardi dans le cadre d'un discours prononcé devant l'Economic Club of Canada, à Toronto.

Le gouvernement de l'Ontario est intervenu en avril avec de nouvelles mesures visant à ralentir un marché immobilier frénétique. Ces mesures comprenaient une taxe visant les acheteurs étrangers, semblable à celle mise en place précédemment à Vancouver.

M. Rudin a indiqué que le BSIF dévoilerait, d'ici la fin octobre, une version révisée de sa ligne directrice sur la souscription des prêts hypothécaires.