Les revenus de l'Ontario ont fondu depuis le budget

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Le ministre des Finances de l'Ontario, Charles Sousa.

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Keith Leslie
La Presse Canadienne
TORONTO

Le ministre ontarien des Finances a reconnu, lundi, que les revenus de son gouvernement ont diminué de plus d'un demi-milliard de dollars, ce qui a poussé l'opposition à clamer que les libéraux n'auront pas le choix d'augmenter la taxation pour atteindre l'équilibre budgétaire dans un horizon de trois ans.

Lorsqu'il a présenté sa mise à jour économique de l'automne, Charles Sousa a dit que les revenus ont chuté de 509 millions $ par rapport aux projections apparaissant dans le budget.

Par contre, le déficit est demeuré stable à 12,5 milliards $ et il est désormais prévu qu'il passe à 8,9 milliards $ l'an prochain et à 5,3 milliards $ en 2016-2017.

La croissance économique devrait atteindre 1,9% en 2014. Elle devrait osciller autour de 2,4% par année entre 2015 et 2017, ce qui se situe bien en deçà des prévisions budgétaires.

M. Sousa a souligné que son gouvernement évoluait dans «un environnement économique mondial empreint de défis, ce qui a contribué à ralentir le rythme de croissance des revenus».

Se voulant rassurant, il a ajouté qu'il existe «des indices positifs» qui donnent à penser qu'une relance est envisageable dès cette année, faisant ainsi allusion aux signaux positifs émanant des États-Unis.

Le grand argentier de l'Ontario a laissé entendre que les libéraux étaient disposés à revoir la taxation à la hausse si une telle mesure était éventuellement jugée nécessaire pour éliminer le déficit dès l'exercice financier 2017-2018.

«Si les revenus devaient continuer de diminuer, le gouvernement envisagerait d'autres avenues pour équilibrer son budget», a-t-il admis.

L'opposition officielle à Queen's Park a qualifié la mise à jour économique de Charles Sousa de «conte de fées fiscal» et a parié que les libéraux seraient forcés de compter davantage sur les contribuables pour respecter leur échéancier.

«Au lieu de s'attaquer au coeur du problème, qui est qu'ils dépensent trop, ils préfèrent regarder dans les fentes du sofa pour y dénicher de la menue monnaie et réfléchir à la façon dont ils pourraient aller piger plus profondément dans les poches» des contribuables, a ironisé le porte-parole progressiste-conservateur en matière de finances, Victor Fedeli.




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