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Exportations et investissements essentiels à l'économie, selon CIBC

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La CIBC (TSX:CM) s'attend à ce que l'économie canadienne affiche une croissance de 2,3% en 2014, de 2,7% en 2015 et de 2,3% en 2016.

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La Presse Canadienne
TORONTO

Une hausse des exportations et des investissements des entreprises sera essentielle pour assurer la croissance soutenue de l'économie canadienne, fait valoir un nouveau rapport de la Banque CIBC.

Même si les dépenses des consommateurs et la construction résidentielle ont fourni un appui inattendu à l'économie depuis le début 2014, elles ne pourront pas la soutenir à long terme, a estimé jeudi la CIBC.

Les dépenses des consommateurs ont augmenté alors que le taux d'épargne reculait et elles n'étaient pas attribuables à une hausse des revenus, a ajouté la banque.

Le Canada continuera à profiter de l'amélioration de l'économie des États-Unis, mais les deux pays adopteront une approche différente en ce qui a trait à la politique monétaire et au moment choisi pour hausser les taux d'intérêt, a expliqué l'économiste en chef adjoint, Benjamin Tal.

La CIBC (TSX:CM) s'attend à ce que l'économie canadienne affiche une croissance de 2,3% en 2014, de 2,7% en 2015 et de 2,3% en 2016.

Les exportations canadiennes ont commencé à reprendre du poil de la bête. Celles vers les États-Unis ont progressé de près de 17%, tandis que celles destinées au reste du monde ont pris moins de 11%. Environ le quart de la production exportée se trouve dans le secteur de l'énergie. Le Canada devrait exporter en 2016 environ 230 millions de barils de brut de plus qu'il ne l'a fait en 2013.

Mais les exportations des produits hors du secteur de l'énergie, comme ceux de la foresterie, des machines, de l'aviation et de l'électronique - qui ont été identifiés par la Banque du Canada comme essentielles à la prochaine reprise - ont du retard.

Plusieurs de ces produits sont historiquement plus vulnérables au taux de change. Les exportations des secteurs plus sensibles au cours du huard ont gagné 11,8% dans les 12 derniers mois, alors que le dollar canadien s'est affaibli.

Les investissements des entreprises sont bien inférieurs au niveau où ils devraient normalement se trouver à ce stade-ci du cycle, a estimé M. Tal. Mais le problème n'est pas tant causé par les limites financières que par la volonté - ou l'absence de volonté - d'investir.

Selon lui, les entreprises canadiennes semblent plus enclines à dépenser pour des activités étrangères ou pour des prises de contrôle. Les investissements directs à l'étranger par des sociétés canadiennes ont grimpé de 9% en 2013, un record.

M. Tal voit des signes d'accélération imminente des dépenses. L'indice des entreprises de la Banque du Canada se situe maintenant à un niveau où, par le passé, il témoignait d'une croissance des investissements d'affaires réels de près de 5% par année.

Finalement, la CIBC s'attend à ce que le marché boursier canadien, qui connaît une très bonne année, ralentisse pour afficher une croissance de 11% en 2015.




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