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Les prix des maisons pourraient grimper de 5 à 6% cette année

En mai, le prix moyen des maisons revendues... (PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE)

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En mai, le prix moyen des maisons revendues affichait une hausse de 7,1% sur un an - surpassant sa croissance moyenne sur 10 ans.

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Linda Nguyen
La Presse Canadienne
Toronto

Le marché canadien de l'habitation demeurera chaud jusqu'à la fin l'année, les prix des résidences devant grimper grâce aux faibles taux d'intérêt et à l'augmentation de la demande, selon un rapport des services économiques de la Banque TD.

La banque a révisé à la hausse ses prévisions pour le secteur immobilier, jeudi, misant sur un gain moyen des prix des maisons de cinq à six pour cent d'ici la fin de 2014.

«Davantage de vigueur est peut-être en train de bouillonner sous la surface», a indiqué Diana Petramala, économiste de la Banque TD et auteure du rapport.

En février, la TD avait prévu que les ventes de résidences canadiennes s'atténueraient et elle avait jugé que le marché était surévalué d'environ 10 pour cent. Elle n'avait pas donné d'estimation précise en ce qui a trait à de possibles hausses ou reculs des prix.

Ces prévisions reposaient sur la croyance que les taux d'intérêt hypothécaires grimperaient au printemps, mais ils sont plutôt restés près de leurs creux historiques et ont continué à stimuler la demande.

La faiblesse des taux d'intérêt a profité aux immeubles en copropriété, une catégorie de logements dans laquelle les prix sont «à leur plus favorable». Les premiers acheteurs qui pourraient avoir été poussés hors du marché plus tôt pourraient aussi être de retour grâce aux taux d'intérêt, ce qui a en partie fait croître la demande pour les maisons unifamiliales.

En mai, le prix moyen des habitations revendues affichait une hausse de 7,1 pour cent sur un an - surpassant sa croissance moyenne sur 10 ans.

Mais au-delà des perspectives à court et moyen termes, le marché immobilier canadien devrait ralentir une fois qu'augmenteront les taux d'intérêt et le nombre des habitations disponibles, a indiqué Mme Petramala.

Ces facteurs devraient être suffisants pour que le marché redevienne favorable aux acheteurs.

«Une demande d'habitations plus faible, jumelée à une augmentation des inscriptions, fera probablement du marché canadien de l'habitation un marché favorable aux acheteurs au cours de la prochaine année et demie», a déclaré Mme Petramala.

«Alors que les acheteurs de résidence auront plus de choix, leur pouvoir de négociation augmentera et la tension sur les prix diminuera», a-t-elle ajouté, parlant d'atterrissage en douceur du marché canadien de l'habitation.

En fait, un tel atterrissage est déjà survenu dans certaines régions, notamment les secteurs à l'est de Toronto, tandis que les marchés de villes coûteuses comme Toronto, Vancouver et Victoria devraient ralentir davantage sous peu, selon le rapport de la TD.




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