Avant leurs impôts, leur facture de carte de crédit et leurs placements en Bourse, c'est leur capacité d'épargner qui inquiète le plus les Canadiens et les Québécois.

Mis à jour le 29 mars 2011
Vincent Brousseau-Pouliot LA PRESSE

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Vingt-quatre pour cent des Québécois estiment que leur capacité d'épargner est leur plus grande inquiétude en matière de finances personnelles, un résultat identique à la moyenne canadienne. Au Québec, les impôts (21%), les difficultés à payer son solde de carte de crédit (14%), le paiement de l'hypothèque ou du loyer (11%), la valeur des placements (10%) et la perte de son emploi (9%) sont les autres plus importants points d'inquiétude.

«Ce n'est pas ancré dans les habitudes des gens d'épargner, dit Yves St-Maurice, économiste en chef adjoint du Mouvement Desjardins. Certaines personnes n'ont pas les moyens d'épargner. C'est inquiétant parce que l'épargne, c'est la liberté. On peut se permettre un voyage, un retour aux études ou la possibilité de prendre sa retraite plus tôt. Cela dit, on a beaucoup parlé d'endettement dans les médias récemment et ça se reflète probablement dans le sondage.»

La capacité d'épargner inquiète particulièrement le groupe des 18-34 ans: 30% d'entre eux désignent l'épargne comme leur principale préoccupation. Cette proportion passe à 25% chez les 35-54 ans et à 16% chez les 55 ans et plus.

Au Canada, les hommes sont plus inquiets de leurs impôts que les femmes (25% contre 17%). Les électeurs conservateurs sont les plus inquiets à propos de leurs impôts. Quelque 30% d'entre eux définissent la fiscalité comme leur préoccupation financière la plus importante, contre 19% des électeurs libéraux et bloquistes ainsi que 13% des électeurs néo-démocrates.

En revanche, les électeurs qui ont voté conservateur aux élections fédérales de 2008 sont les moins préoccupés par leur capacité d'épargne. Environ 19% d'entre eux considèrent l'épargne comme leur première préoccupation financière, contre 27% des électeurs libéraux, 24% des électeurs bloquistes et 23% des électeurs néo-démocrates.