Les travailleurs de Toyota pourraient se syndiquer

Une usine de Toyota en Ontario.... (Photo fournie par Toyota)

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Une usine de Toyota en Ontario.

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La Presse Canadienne
KITCHENER, Ont.

Le syndicat Unifor souhaite représenter plus de 6500 travailleurs des trois usines canadiennes du constructeur automobile Toyota en Ontario.

Le syndicat affirme avoir déposé une demande auprès de la Commission des relations de travail de l'Ontario pour devenir l'agent de négociation certifié de Toyota Canada. Unifor s'attend à ce que les employés votent en faveur de la syndicalisation la semaine prochaine.

Le président national d'Unifor, Jerry Dias, n'a pas voulu préciser combien de travailleurs avaient signé une carte d'adhésion au syndicat jusqu'à maintenant, mais a indiqué que ce sont les employés de Toyota eux-mêmes qui ont approché le syndicat et que celui-ci bénéficie d'un «appui important».

En conférence de presse, lundi, il s'est dit confiant d'avoir suffisamment de cartes pour répondre aux exigences du gouvernement ontarien.

Les principales préoccupations des travailleurs de Toyota incluent les salaires, les régimes de retraite et les enjeux liés au milieu de travail, selon M. Dias, qui a ajouté qu'Unifor se lancerait dans le processus de négociation dès l'obtention de la certification.

Toyota possède trois usines d'assemblage au Canada, soit deux à Cambridge et une à Woodstock en Ontario, mais Unifor négocierait pour elles en tant qu'unité. M. Dias s'attend à ce que le vote commence lundi prochain et que les résultats soient connus plus tard en avril.

Les trois usines pourraient alors devenir les premières usines de Toyota à se syndiquer en Amérique du Nord.

Il s'agirait d'un changement bien accueilli par le milieu syndical. Les travailleurs d'une usine de Volkswagen, à Chattanooga dans le Tennessee, ont échoué dans leur tentative de se syndiquer avec les Travailleurs unis de l'automobile, le mois dernier.

M. Dias s'attend à ce que la syndicalisation se fasse plus facilement en Ontario et a rejeté les inquiétudes sur la possibilité qu'elle décourage l'entreprise de demeurer ou de prendre de l'expansion au Canada.

«Les gens, aujourd'hui, sont beaucoup plus intelligents. Ils n'achètent plus ces théories, a-t-il lancé. Toyota est ici à cause de ce que les membres de l'équipe Toyota peuvent apporter. Elle est ici à cause de ce que l'Ontario peut apporter.»

Unifor est né l'an dernier de la fusion du Syndicat des travailleurs canadiens de l'automobile et du Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier. Le syndicat représente 305 000 travailleurs dans 20 différents secteurs économiques au pays.




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