Uni-Sélect se redresse, la rémunération des patrons aussi

La hausse de la rémunération de Richard Roy,... (Photo Robert Mailloux, archives La Presse)

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La hausse de la rémunération de Richard Roy, grand patron d'Uni-Sélect, s'explique principalement par une prime au rendement de 530 000$ et un boni discrétionnaire de plus de 200 000$ basé sur les résultats atteints pour le redressement du réseau de distribution.

Photo Robert Mailloux, archives La Presse

Richard Dufour

(Montréal) Le grand patron d'Uni-Sélect, Richard Roy, a vu sa rémunération bondir de près de 75% l'an passé, à plus de 2 millions de dollars.

La hausse de la rémunération s'explique principalement par une prime au rendement de 530 000$ et un boni discrétionnaire de plus de 200 000$ basé sur les résultats atteints pour le redressement du réseau de distribution.

Cette information vient d'être révélée par le distributeur de pièces automobiles de Boucherville dans un document déposé auprès des autorités réglementaires en prévision de l'assemblée annuelle de la compagnie le mois prochain.

L'action de l'entreprise a grimpé de 22% l'an passé à la Bourse de Toronto. C'est toutefois une appréciation de plus de 50% qui est constatée depuis l'annonce d'une révision stratégique des activités le printemps dernier. Le titre, qui valait moins de 20$ il y a un an, est récemment monté à plus de 31$.

Pas de vente

Si certains observateurs pouvaient croire que la révision des options stratégiques allait mener à une vente complète de l'entreprise ou à la vente des activités américaines, le processus d'évaluation s'est plutôt soldé par la décision de restructurer le réseau de distribution américain.

Le secteur dans lequel évolue Uni-Sélect traverse une séquence porteuse en Bourse en raison, notamment, des perspectives intéressantes dans l'industrie, mais aussi parce qu'un mouvement de consolidation se dessine. Comme Uni-Sélect, plusieurs entreprises comparables (O'Reilly, Autozone, Advanced Auto Parts et Genuine Parts) ont aussi vu leurs actions s'apprécier fortement depuis un an à la Bourse.

«L'hiver rigoureux contribue à accentuer les dépenses liées à la maintenance des véhicules et au remplacement de plusieurs pièces», a récemment souligné l'analyste Michael Glen, de la Banque Laurentienne, dans une note envoyée à ses clients.

«Et la tendance devrait se maintenir pour la première moitié de l'année, compte tenu de l'âge du parc de véhicules aux États-Unis.»

Uni-Sélect a commencé l'année avec environ 5500 employés dans 54 centres de distribution et 412 magasins corporatifs. La clientèle est principalement composée de grossistes indépendants, d'ateliers de réparation et de carrosserie. L'entreprise réalise près de 75% de son chiffre d'affaires de 1,8 milliard aux États-Unis.

Six analystes suivent les activités quotidiennes d'Uni-Sélect.

Il y a trois recommandations d'achat et trois suggestions de «conserver».

Les actionnaires d'Uni-Sélect sont convoqués en assemblée annuelle le 30 avril à Boucherville.




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