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Une application pour acheter des aliments presque périmés

L'application Flashfood, née en Ontario en 2016, permet... (Photo Bernard Brault, La Presse)

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L'application Flashfood, née en Ontario en 2016, permet de découvrir les aliments presque périmés dans les supermarchés et de les acheter en quelques secondes.

Photo Bernard Brault, La Presse

Aimeriez-vous pouvoir acheter des charcuteries, des fromages, des salades, des jus, des vinaigrettes et des noix à moitié prix ? Si vous n'êtes pas trop regardant sur les dates de péremption, cela est désormais possible dans les Maxi et certains Provigo grâce à une application créée pour réduire le gaspillage alimentaire.

Baptisée Flashfood et née en Ontario en 2016, cette application permet de découvrir les aliments presque périmés offerts dans les supermarchés et de les acheter en quelques secondes. Il suffit ensuite de se présenter en magasin, de récupérer ses achats dans un kiosque spécial et de montrer la confirmation électronique de la transaction à un employé avant de partir.

Maxi et Provigo (deux propriétés de Loblaw) annonceront aujourd'hui qu'elles sont les deux premières chaînes de supermarchés du Québec à faire profiter leurs clients de Flashfood, traduite en français pour l'occasion.

Partout dès avril

Pour le moment, des denrées à 30 % ou plus souvent 50 % de rabais ne sont offertes qu'au Maxi de Longueuil et au Provigo de Saint-Bruno. Mais, dès samedi, il y en aura dans neuf succursales (dont celles de Jonquière, Trois-Rivières, Drummondville et Québec). Et d'ici avril, les 113 Maxi de la province, de même que les 25 Provigo corporatifs, se joindront au programme. La soixantaine de Provigo franchisés pourraient entrer dans la danse éventuellement.

Maxi et Provigo avaient déjà trouvé le moyen de vendre rapidement des aliments dont la date de péremption approche en y apposant des autocollants roses « -30 % ». « On va continuer à en mettre », a promis en entrevue Patrick Blanchette, vice-président de Maxi, afin de satisfaire, notamment, les clients qui n'auront pas téléchargé l'application. Le partage autocollants-Flashfood devrait être 50-50, prévoit-on.

Cette « option supplémentaire pour éviter le gaspillage » est aussi une façon d'« économiser considérablement », fait valoir le détaillant, qui teste le système depuis deux semaines à Longueuil. La palme de la popularité revient aux sacs de végétaux vendus 5 $ pour 5 livres.

Rassurant pour les banques alimentaires

Une bonne proportion de la nourriture périmée ou proche de l'être se retrouve dans les sites d'enfouissement ou dans le bac à compost, reconnaît M. Blanchette, qui n'a pas été en mesure de nous fournir de statistiques sur le sujet. Mais une certaine quantité prend aussi le chemin des banques alimentaires.

Celles-ci seront-elles moins bien approvisionnées par Maxi désormais ? « Non », assure le dirigeant, puisqu'elles n'arrivent même pas à prendre toute la nourriture que les supermarchés voudraient leur donner à cause de défis logistiques (transport, entreposage, congélation).

La nourriture écoulée par Flashfood, une entreprise à but lucratif, lui est donnée par le détaillant, mais celui-ci reçoit un pourcentage de la vente. En Ontario, quatre supermarchés, tous du groupe Loblaw, l'utilisent. Depuis environ six mois, ils ont vendu 23 000 kg de denrées. La jeune pousse n'a pas signé d'entente d'exclusivité avec Loblaw.

Ces dernières années, après avoir testé son application avec avec l'épicier ontarien Longos, Flashfood a développé d'autres formules comme la livraison à domicile de légumes moches, qui n'est plus offertes.




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