La sécheresse subie par le Brésil en 2014 pourrait provoquer un déficit d'offre de café pendant la saison 2015-2016, a prévenu vendredi Roberio Silva, le directeur général de l'Organisation internationale du café (OIC).

Publié le 26 sept. 2014
AGENCE FRANCE-PRESSE

Jusqu'à présent, le Brésil, premier producteur mondial, est parvenu à compenser la faible production de cette année en mettant sur le marché une partie de ses réserves, mais si la demande continue de croître le café pourrait manquer pendant la saison 2015-2016.

«La quantité» de sacs de café des réserves brésiliennes est «correcte pour l'équilibre du marché», a souligné M. Silva, «mais une grande inconnue réside pour 2015-2016», a-t-il dit lors d'une conférence de presse à Londres, en clôture de la réunion semestrielle de l'OIC qui rassemble les pays producteurs.

En juin, les réserves du Brésil atteignaient 15 millions de sacs. Mais la récolte de la saison 2014-2015 est d'ores et déjà estimée à 45,15 millions de sacs de 60 kilos de café torréfié (robusta et arabica), 8,2% de moins que l'année précédente à cause d'une grave sécheresse au début 2014 dans certaines régions et du gel qui a frappé l'État de Parana (sud) en 2013.

Dans ce contexte, la récolte de la saison 2015-2016 sera cruciale. M. Silva n'a pas souhaité parler des chiffres espérés pour cette saison, mais Mauricio Galindo, directeur des opérations de l'OIC, a clairement répondu «oui» lorsqu'un journaliste lui a demandé si une nouvelle sécheresse au Brésil aurait des conséquences désastreuses.