(Washington) Joe Biden va nommer comme vice-présidente de la banque centrale américaine (Fed) chargée de la régulation bancaire, Sarah Bloom Raskin, ancienne numéro deux du Trésor et qui appelle à se préoccuper plus fortement du changement climatique, selon le Wall Street Journal.

Publié le 13 janvier
Agence France-Presse

Sarah Bloom Raskin a été choisie par le président américain, selon des informations du Wall Street Journal qui cite la Maison-Blanche, pour remplacer à ce poste-clé Randal Quarles, qui avait été nommé par Donald Trump et a démissionné en décembre de son poste de gouverneur de la Fed, après l’expiration de son mandat de vice-président.

Contactée par l’AFP, la Maison-Blanche n’avait pas confirmé cette information jeudi soir.

Mme Raskin, professeure de droit à la Duke University et épouse de l’élu démocrate de la Chambre des représentants Jamie Raskin, a déjà été gouverneure de la Fed. Elle avait d’ailleurs été nommée par l’ancien président Barack Obama en 2010, en même temps que la secrétaire au Trésor et ancienne présidente de la Fed, Janet Yellen.

Ce choix est un signal envoyé à l’aile gauche du parti démocrate, qui avait reproché à l’actuel président, Jerome Powell, de n’avoir pas assez agi sur le front du climat. La nomination de Mme Bloom Raskin devra être confirmée par le Sénat.

Joe Biden a reconduit Jerome Powell pour un second mandat à la tête de la Fed. Il avait offert la place de numéro deux à la seule gouverneure démocrate de l’institution, Lael Brainard, favorable à une règlementation bancaire et financière stricte, et à la prise en compte des risques financiers liés au changement climatique.

Par ailleurs, le président américain envisage de nommer, pour les deux derniers postes de gouverneurs de la Fed à pourvoir, Lisa Cook, professeure d’économie et de relations internationales à l’Université d’État du Michigan, et Philip Jefferson, professeur et administrateur du Davidson College de Caroline du Nord, ajoute le Wall Street Journal.

La nomination de ces deux économistes noirs devrait permettre à la Maison-Blanche de tenir son engagement d’apporter plus de diversité à la Fed.

Tous deux avaient pris position pour appeler la Fed à adopter une position plus ferme dans la réglementation des grandes banques et une approche plus audacieuse face aux risques financiers posés par le changement climatique.

Joe Biden avait cinq postes à pourvoir à la Fed, l’occasion de remodeler la plus puissante banque centrale du monde.