(Toronto) La Société canadienne d’hypothèques et de logement s’attend à ce que les prix des propriétés soient plus faibles en raison de la pandémie de COVID-19 et calcule qu’il faudra plus de deux ans avant qu’ils ne renouent avec leurs niveaux d’avant la crise.

La Presse canadienne

Des hauts responsables de la société d’État ont émis ces prévisions avec la publication de son rapport annuel.

L’économiste en chef de la SCHL, Bob Dugan, a estimé que le meilleur scénario prévoyait un retour aux prix des logements d’avant la récession à la fin de 2022.

Selon d’autres responsables, l’impact de la pandémie de COVID-19 et du ralentissement économique sera plus important que les scénarios les plus défavorables avancés en janvier.

Le chef de la direction, Evan Siddall, a affirmé que la SCHL révisait ses prévisions.

Selon lui, les chiffres préliminaires indiquent qu’environ un propriétaire de maison canadien sur 10 a reporté ses paiements hypothécaires, et ce taux serait plus élevé dans certaines régions du pays qui dépendent fortement de l’industrie pétrolière et gazière.

M. Siddall affirme que la législation fédérale d’urgence garantira à l’agence les ressources financières dont elle a besoin pour s’acquitter de ses fonctions, qui comprendront, pour la première fois, une aide aux petites entreprises en vertu d’un programme de soutien au loyer annoncé le mois dernier.