(New York) Les prix du pétrole ont poursuivi jeudi leur remontée amorcée il y a une dizaine de jours, aidés par les mesures de reprise économique en Chine et les perspectives de nouvelles coupes de la production d’or noir.

Agence France-Presse

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril a fini à 59,31 dollars à Londres, en hausse de 0,32 % ou 19 cents par rapport à la clôture de mercredi.

À New York, le baril américain de WTI pour mars, dont c’est le dernier jour de cotation, a gagné 0,92 % ou 49 cents,  à 53,78 dollars.

Le Brent a touché à 11 h la barre des 60 dollars le baril, un seuil qu’il n’avait plus atteint depuis le 29 janvier.

« Les investisseurs sont optimistes sur les effets des mesures de la Banque centrale chinoise », a estimé Naeem Aslam, d’Avatrade, sur fond de ralentissement de la propagation de la maladie COVID-19 dans le pays.

La Banque centrale chinoise a annoncé jeudi une baisse d’un dixième de point d’un de ses taux d’intérêt de référence, une décision qui « aidera à la marge les entreprises à réparer en partie les dégâts du coronavirus », a observé le cabinet Capital Economics dans une note.

Par ailleurs, Pékin a annoncé jeudi un nombre quotidien de nouvelles contaminations en forte baisse, au plus bas depuis près d’un mois. Au total, plus de 74 500 personnes ont été contaminées dans le pays.

Selon plusieurs analystes, les perspectives de coupes supplémentaires de la production de brut des pays membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et de leurs partenaires ont également soutenu les prix.

Les membres du cartel se retrouvent dans exactement deux semaines à Vienne pour décider de leurs quotas de production d’or noir et les entériner le lendemain avec leurs alliés de l’OPEP+.

Les marchés ont par ailleurs peu réagi à la publication hebdomadaire par l’Agence américaine d’information sur l’Énergie (EIA) des stocks de brut aux États-Unis, un jour plus tard que d’habitude en raison du lundi férié aux États-Unis.

Lors de la semaine achevée le 14 février, les réserves commerciales de brut ont progressé pour la quatrième semaine consécutive de 400 000 barils pour s’établir à 442,9 millions, une hausse toutefois inférieure aux attentes des analystes qui avaient tablé sur un bond de 3,2 millions de barils.

Ceux d’essence ont reculé de 2 millions de barils, contre une légère hausse de 200 000 barils attendue, et ceux de produits distillés ont diminué de 600 000 barils, là où les experts avaient prédit une baisse de 1,6 million de barils.